“Nous ne renoncerons pas”

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Victor Pachon
Victor Pachon
Victor Pachon porte parole du CADE et de la coordination contre la LGV
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Martin Malvy et Alain Rousset respectivement président de la Région Midi Pyrénées et de la Région Aquitaine.

Martin Malvy et Alain Rousset respectivement président de la Région Midi Pyrénées et de la Région Aquitaine.

Il y a quelques jours, M Garetta président de la CCI de Bayonne dénonçait les minorités agissantes en désignant les associations de défense de l’environnement.

Pourtant aujourd’hui, à l’annonce des décisions gouvernementales sur les LGV du GPSO, on s’aperçoit que la minorité agissante dans les couloirs ministériels et autres n’était pas celle désignée par M Garetta.
Alors que tous les rapports officiels s’accordent à annoncer la fin des LGV (Assises du Ferroviaire, rapport Bianco, rapport Auxiette, rapport Duron), l’intense et coûteux lobbying des présidents des Régions Aquitaine et Midi Pyrénées obtient des décisions contraires.
Alors que le dernier sondage publié par le journal Sud Ouest indique que 56% de la population demande des investissements sur les TER, Corail et Intercités et seulement 33% la poursuite des investissements sur les LGV, on s’apprêterait donc à dépenser des milliards sur des projets inutiles.

Une sortie politique

Les effets d’annonce de ces dernières heures s’inscrivent dans ce que monsieur Duron indiquait dans l’interview du Sud Ouest de dimanche : “une sortie politique”. Ces mêmes “effets d’annonce” à quelques mois des municipales visent aussi à maintenir une cohésion au parti socialiste et à arrêter l’hémorragie de collectivités refusant désormais de financer la Tours-Bordeaux.

Ce faisant, à l’instar de leur obstination, avec les mêmes arguments, pour l’autoroute A65 fiasco économique retentissant que les collectivités publiques vont devoir éponger, ces “grands” élus continuent à foncer dans le mur.
Reste cependant que le scénario 1 du rapport Duron envisageait des réserves de 10 milliards et dans ce cas, aucune LGV n’était construite en plus de la Tours-Bordeaux déjà commencée. Première “sortie politique” avec le scénario 2 qui, avec 30 milliards qu’on n’avait pas, faisait envisager d’autres investissements d’infrastructures dont la LGV Bordeaux-Toulouse avant 2030. Aujourd’hui, avec cette nouvelle “sortie politique” on augmente encore l’ardoise.

Ne pas renoncer face aux tenants de la Grande Vanité

Pour autant ces annonces étaient attendues au sein des associations. En juin, nous disions que le positif résidait dans la prise en compte dans tous les rapports officiels de nos arguments, mais nous savions qu’il y aurait des arrêts, des retours en arrière, des infléchissements dans le processus et qu’il nous faudrait lutter contre des mesures que nous jugions illégitimes comme les enquêtes publiques. Nous y sommes.
Les associations opposées aux LGV relèveront donc ce nouveau défi comme elles ont relevé les précédents.
Les tenants de la Grande Vanité ne renoncent pas, nous ne renoncerons pas !