
En 2024, LAB proposait sa version réactualisée de Hemen Erabaki. Après l’avoir présentée à des syndicats, à des organisations patronales et à des organisations du mouvement social, LAB interpelle aujourd’hui les candidat.e.s aux élections municipales et communautaires.
En tant que syndicat de travailleur.euses, organisé aussi dans le secteur public, il est important de rappeler aux candidat.e.s que s’iels sont élu.e.s, iels seront aussi les employeur.euses d’agent.e.s de la fonction publique territoriale.
Il est important de rappeler aux candidat.e.s que s’iels sont élu.e.s, iels seront aussi les employeur.euses d’agent.e.s de la fonction publique territoriale.
Nous avons vu de nombreuses listes se déclarer dans les 158 communes d’Ipar Euskal Herria (IEH), mais il n’est quasiment jamais question d’évoquer, voire d’assumer, la casquette d’employeur et encore moins d’intégrer à leurs programmes des mesures pour améliorer les conditions de travail et de vie pour les agent.e.s.
Aussi, en tant que syndicat abertzale, il nous est important de questionner les candidat.e.s sur la mise en place d’outils structurant pour IEH. Si de nombreuses candidatures prônent l’amélioration des conditions de vie des habitant.e.s, et aussi, plus de compétences, en est-il de même lorsqu’il s’agit de la gestion des agents territoriaux ? Sont-iels prêt.e.s à s’engager à la mise en place d’outils concrets qui pourraient à la fois donner plus de souveraineté à notre territoire et améliorer les conditions de travail et donc de vie des travailleur.euses du secteur public ?
Déjà en 2020, nous avions envoyé un questionnaire à l’ensemble des listes candidates. Six ans après, nous les interpellons à nouveau en tant que futur.e.s élu.e.s municipaux.ales et communautaires, et donc employeur.euses.
Nous leur demandons s’iels s’engagent à la mise en place de trois outils précis :
– Observatoire socio-économique : possible depuis la création de l’Agglo en 2017, nous avions interpellé la présidence de l’époque pour sa mise en place. Le Président avait fait le choix de limiter l’observatoire au champ économique. Les manquements sont flagrants : peu de données sociales au niveau de notre territoire, ce qui ne permet pas d’adapter les politiques aux réels besoins des habitant.e.s alors que des structures travaillent déjà à cette échelle.
– Centre de gestion Pays Basque : aujourd’hui, le Centre de Gestion 64 est géré depuis Pau et à l’échelle départementale. Cette instance assure les missions relatives au recrutement et à la gestion des carrières des agent.e.s territoriaux.ales. Pour nous, il est trop éloigné d’Euskal Herria et il est difficile d’y établir un rapport de force.
– Comité social territorial intercommunal Pays Basque : les carrières individuelles et négociations collectives des agents territoriaux des communes de moins de 50 agent.e.s, sont gérées depuis Pau au CDG64. Une nouvelle fois, nous pensons qu’il faut créer des instances au niveau d’IEH.
D’un point de vue institutionnel, IEH a fait un pas en avant avec la création de la CAPB. En tant que membre de Batera, nous espérons franchir une prochaine étape qui donnera à notre territoire plus de compétences, avec leurs financements. Cependant, d’un point de vue social, nous n’avons pas avancé, tout est encore géré par Pau, et ce n’est que grâce à ce type de structure que nous doterons notre territoire de plus de souveraineté sociale.
D’un point de vue institutionnel, IEH a fait un pas en avant avec la création de la CAPB mais d’un point de vue social, nous n’avons pas avancé, tout est encore géré par Pau.
Les candidat.e.s peuvent s’engager à travailler à la mise en place d’un seul ou de plusieurs des outils défendus par LAB en répondant en ligne (https://labur.eus/9a61tncb) ou en téléchargeant ce document https://labur.eus/ygx683ks. Nous rendrons les réponses publiques avant le premier tour, sans donner de consignes de vote.
Il est important que les candidat.e.s prennent conscience qu’iels sont aussi en lice pour être employeurs d’agents territoriaux. Les élections professionnelles de la fonction publique auront lieu en fin d’année. LAB présentera à nouveau des listes car si nous luttons pour des services publics de qualité et accessibles à tou.te.s, nous luttons aussi pour que les agent.e.s exercent dans de bonnes conditions de travail pour une vie digne.
La réflexion sur l’évolution institutionnelle d’IEH gagne en intensité à l’occasion de la campagne municipale, son évolution et sa reconnaissance sociales doivent aussi prendre une place centrale dans ce débat.
