La population du Pays Basque Nord étude démographique par Pierre Laborde

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Entre 1954 et 2007, la population du Pays Basque est passée de 193.000 habitants. à 282.000 ha-bitants; cette augmentation de 89.000 habitants, ramenée à la durée de 53 années, donne un pourcentage de croissance moyen de 0,87 % par an. Une seule période inter censitaire (1962-1968) a eu un gain annuel supérieur à 1%, suivi entre 1968 et 1975, à cause de la crise pétrolière, d’un ralentissement général (+ 0,5 % par an) qui s’est poursuivi ensuite aussi bas.
Un demi-siècle
de croissance démographique
Une des raisons de cette faible croissance est que cette période est marquée par la transition démographique entre un régime où la natalité était supérieure à 14 pour mille alors que la mortalité avait baissé, et un nouveau régime caractérisé par la baisse de la natalité (10 à 11 pour mille) alors que la mortalité se maintient à un niveau assez élevé (12 pour mille) à cause du vieillissement de la population. Cette évolution a pour conséquence une croissance naturelle réduite, voire nulle. Ce constat, établi au niveau de l’ensemble du Pays Basque, masque, évidemment, des changements différents selon les communes. Les nuances sont cependant peu sensibles montrant que les comportements des populations deviennent proches qu’elles soient urbaines ou rurales. Il n’y a guère que les communes qui sont placées dans l’orbite de Bayonne à présenter des gains substantiels parce qu’elles accueillent des familles jeunes.
La dynamique naturelle cesse donc d’être un facteur de croissance et l’augmentation de la population dépend ainsi d’apports extérieurs. Ces mouvements peuvent être approchés en analysant les soldes migratoires. Globalement, une grande partie du Labourd ne cesse de bénéficier à chaque recensement d’arrivées supérieures aux départs, balance qui lui assure une croissance démographique soutenue. C’est moins vrai, et plus tardivement, pour l’intérieur. La Basse-Navarre et la Soule ont longtemps enregistré plus de départs que d’arrivées mais le solde ne concerne plus depuis 1999 que quelques dizaines d’individus en moins par pays contre quelques centaines lors des recensements précédents. Il faut même constater un renversement de tendance significatif, malgré un excédent migratoire qui reste faible.
L’étude de la mobilité résidentielle confirme ces résultats. Elle s’obtient par le dénombrement des habitants recensés dans une commune où ils ne résidaient pas lors du recensement précédent. En 1982 comme en 1990, ceux qui se sont déplacés représentent plus du quart de la population dans tout l’avant-pays, traduisant un mouvement d’immigration favorable. Moins répandu à l’intérieur, il correspond à l’attraction dont bénéficient Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Palais et Mauléon et au reversement de leurs habitants vers leur périphérie. Depuis 1999, la mobilité s’est gé-néralisée et elle est en nette progression. Le dénombrement de 2007 (64.000 personnes ont changé de communes depuis 1999) permet de distinguer les mouvements internes au Pays Basque et au département des Pyrénées-Atlantiques (52,8 % en moyenne), ceux qui proviennent (40 %) d’un autre département de l’Aquitaine et encore plus d’autres régions françaises, dont probablement un certain nombre sont des retraités qui retournent au pays, enfin d’un pays extérieur (7%).
Le résultat de cette évolution démographique est une tendance générale à l’accumulation de la population dans l’avant-pays et à l’abandon des espaces intérieurs, phénomène plus que séculaire. Leurs taux de variations peuvent être identiques mais, en valeur absolue, il n’y a aucune comparaison possible: entre 1954 et 2007, le Labourd a gagné plus de 120.000 habitants. alors que l’intérieur (Basse-Navarre et Soule) perdait 10.000 habitants.
Pour répondre aux besoins en logements de ces populations nouvelles, le nombre de résidences principales a augmenté de 85.000 logements depuis 1962. Anglet et Bayonne en ont eu la plus grosse part mais le phénomène a été plus remarquable encore depuis 1975 dans quelques communes Mouguerre, Saint-Pée-sur-Nivelle (+ 239% et 208%), Ustaritz et Saint-Pierre-d’Irube (186% et 151%) etc. A ce parc immobilier se sont ajoutées 21.500 résidences secondaires depuis 1975 principalement à Biarritz, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye. Importante activité économique et facteur de transformation de l’espace, leur construction participe d’une certaine façon à la transformation de la société.

Un demi-siècle
de changements sociaux
La structure démographique fait d’abord référence à la composition de la population. En matière de distribution par sexe, deux situations opposées apparaissent clairement en 1954: les villes et les bourgs ont une population masculine inférieure et plus les communes sont rurales plus les hommes y sont nombreux. Ce déséquilibre est le résultat du départ des femmes vers les villes et du maintien des hommes sur les exploitations agricoles. Depuis, l’opposition s’est estompée mais il existe encore des villages, essentiellement les plus agricoles et les plus enclavés, où les hommes, principalement des célibataires, sont encore en plus grand nombre que les femmes.
Le poids des personnes âgées de plus de 60 ans est partout élevé et il a fortement augmenté. De 11 à 12% de la population en 1954, il atteint ou dépasse 20% en 2007. Les va-leurs les plus élevées correspondent aux villes du littoral, à Biarritz et à Saint-Jean-de-Luz notamment (34% de leurs habitants dans les deux villes en 1999) dues à l’immigration de personnes âgées; dans l’intérieur, l’exode des jeunes en est plus souvent la cause. Mais dans tout le Pays Basque, l’augmentation du nombre de personnes âgées démontre aussi l’élévation de l’espérance de vie et la réduction de la natalité. Il peut y avoir de grandes différences dans le pourcentage de jeunes. Les communes où le taux est maximum correspondent à celles qui sont placées à la périphérie des villes où se concentrent les familles jeunes.
L’indice de vieillissement, rapport entre la population jeune et celle qui est âgée de plus de 60 ans, permet de distinguer les secteurs démographiques dynamiques (principalement la vaste zone périurbaine placée à l’arrière du littoral et de Bayonne) et ceux où l’avenir est moins assuré parce qu’ils ont peu de jeunes et beaucoup de personnes âgées comme dans la montagne, annonçant une dévitalisation et une situation critique quant à leur survie. Le cas des stations touristiques n’est pas comparable parce qu’elles connaissent un renouvellement permanent de leurs effectifs compensant le déficit de jeunes. De cet indice, découlent des effets sur la croissance démographique, les besoins en équipements et les caractères de la population active.
Parmi les mutations que la population enregistre, certaines proviennent de conditions nouvelles de l’activité économique. La distribution de la population active au lieu de résidence est sans surprise. Elle correspond à la taille des localités. En 1954, douze d’entre elles avaient plus de 1.000 actifs dont Bayonne, Biarritz, Anglet, Saint-Jean-de-Luz, Hasparren, Hendaye, Mauléon et Le Boucau. En 2007, elles sont dix-huit. La concentration sur le littoral et l’avant-pays se trouve renforcée car, entre 1954 et 1975, les deux villes industrielles de l’intérieur sont touchées par une grave crise de l’industrie de la chaussure, et perdent près de 600 emplois à Hasparren et près de 400 à Mauléon, qui perd à nouveau 700 actifs sans que cette fois-ci sa périphérie en profite entre 1975 et 1990. Si l’on compare les données de 2007 à 1954, les différences paraissent faibles hormis pour Bayonne (14.000) après de grosses difficultés à la fin des années 1970, Anglet qui gagne 12.000 actifs, et surtout Hendaye (2.000) et pour quelques communes comme Urrugne, Ustaritz etc. En 2007, la population active s’est accrue de 37 % par rapport à 1954 (+31.000 personnes) mais la population totale, elle, a augmenté de 45,7 % entre ces deux recensements. En fait, la population active a diminué car elle représente 40% de la population totale contre 43,2% en 1954. Quant au taux d’emploi, il est compris entre 60 et 70% hormis à Bayonne et à Biarritz où il est inférieur, et celui du chômage entre 5 et 10% excepté dans ces deux même villes où il est supérieur.
La part des femmes dans la population active, équivalente en 1954 et en 1975, croît ensuite pour atteindre 44,8% de la population active en 1999 contre 35,3% en 1975. Cet accroissement est dû à l’augmentation générale des effectifs de la population et à la féminisation des emplois. En 1954, les taux différaient sensiblement d’une ville à l’autre. Faible, au Boucau, ville ouvrière d’industrie lourde, les pourcentages les plus élevés con-cernaient Mauléon, où l’industrie sandalière employait surtout une main-d’œuvre féminine, et Cambo-les-Bains aux nombreux établissements de soins. Progressivement, les différences se sont effacées et elles ne sont plus significatives depuis 1999, la plupart des femmes exerçant un métier qui s’est aussi de plus en plus diversifié. Cette situation du Pays Basque n’est plus très éloignée des moy-ennes régionale et nationale. De son côté, le taux d’activité des femmes entre 20 et 60 ans n’a cessé de s’élever conformément à la tendance nationale. Cependant, le modèle an-cien n’a pas totalement disparu puisque, dans quelques communes, il reste inférieur à 50%.
Autre mutation sociale significative, alors que près de la moitié des travailleurs étaient des indépendants dans les années 1950, le salariat n’a cessé de se développer. Sa progression est manifeste si l’on compare les données de 1975 et de 1999: le pourcentage de salariés passe de 71,1% (il est alors à peine supérieur au niveau de 1954) à 80,9% pour l’ensemble du Pays Basque, position cependant un peu au-dessous de la moyenne nationale. Cette hausse est surtout remarquable dans les communes rurales qui avaient moins de 50% de salariés voire mê-me, pour un grand nombre d’entre elles, entre 20 et 30%. Elles ont en 1999 des taux compris entre 40 et 50% soit pas loin d’un salarié sur deux actifs, accroissement à mettre en relation avec le développement de l’emploi des femmes et le travail agricole à temps partiel. Y échappent quelques villages dans la montagne. Dans les communes urbaines et suburbaines, plus de huit actifs sur dix sont des salariés.
Répercussion des changements précédents, les migrations quotidiennes se sont considérablement développées depuis 1975. Elles concernaient 34,3% de la population active ayant un emploi en 1975 et 57,3% en 1999. Le nombre de migrants alternants, actifs travaillant hors de la commune de résidence, a doublé au cours de ces 25 années (28.440 en 1975, 56.988 en 1999) alors que, durant la même période, la population active ne s’est accrue que de 20%. Enfin, fait remarquable, ces migrations alternantes concernent aussi plus d’un actif sur deux dans les communes rurales les plus profondes contre un sur trois en moyenne en 1990; preuve d’un élargissement de leur espace de vie quotidienne. Les effets de ces déplacements sur la circulation sont réelles.
Dans ce pays de tradition agricole, les agriculteurs, recensés près de 30.000 en 1954, représentaient 34,8% de la population active. En deux décennies, leur nombre a chuté de 70% pour atteindre autour de 9.000 individus en 1975, ne représentant plus que 11%. En 2007, on ne comptait qu’un peu plus de 4.300 agriculteurs exploitants soit 3,3 % de la population active. La Basse-Navarre et la Haute-Soule ont conservé un pourcentage d’actifs supérieur (18%), constituant des pôles de résistance pour être éloignées
des principales voies de communication et des pôles urbains. Pas un autre secteur économique n’a connu une hémorragie démographique comparable. En retour, les exploitations sont devenues, en moyenne, plus grandes, l’agriculture s’est profondément transformée et le cultivateur a fait place à l’exploitant agricole. De plus, la famille paysanne n’existe plus, la femme du chef d’exploitation a son propre métier et les cou-ples d’agriculteurs mènent désormais souvent deux carrières distinctes.
Distribution de la population
dans le territoire
La tendance générale de l’évolution est marquée par l’essor des villes entre 1954 et 2007. La population des unités urbaines
est passée de 128.000 habitants en 1954 (65,9% de la population totale) à 226.000 en 1999 (près de 70%) soit une augmentation de 98.000 habitants. (76,5%). Ces dernières décennies marquent aussi la fin d’un monde rural unique. Des communes se peuplent parce qu’elles sont progressivement ga-gnées par la poussée de l’habitat urbain, d’autres se vident de leurs habitants pour être isolées ou trop éloignées des villes. Mais, directement on indirectement, toutes ont évolué socialement et sont touchées par le phénomène d’urbanisation.
Considéré comme un système territorial, et en laissant de côté les relations régionales et internationales, le Pays Basque se subdivise en trois milieux géographiques qui ont leur propre évolution.
Le premier milieu est urbain. Aucune ville ne comprend en 2007 un effectif considérable: Bayonne a 44.500 habitants, Anglet 38.000, Biarritz 27.000, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye avoisine 14.000. En cinquante ans, la hiérarchie n’a pas changé. Mais leur proximité le long du littoral de l’Adour à la Bidassoa et leur développement spatial efface toute discontinuité entre elles et concourent à la constitution d’agglomérations plus importantes: 109.000 habitants pour la communauté urbaine de Bayonne-Anglet-Biarritz, plus de 25.000 pour Saint-Jean-de-Luz et Hendaye. A elles trois, associées à leurs enveloppes péri urbaines, elles forment une seule et même agglomération côtière de 205.000 habitants, auxquels il convient d’a-jouter 28.000 habitants situés au nord sur le département des Landes pour constituer l’ensemble de l’aire urbaine de Bayonne (233.000 habitants).
Cette conurbation est une concentration de population et d’activités. Bayonne demeure la ville la plus peuplée (elle avait déjà 40.219 habitants en 1954), un chef-lieu incontesté et symbolique. Biarritz, longtemps au second rang, (22.922 en 1954), a plus de mal, comme Saint-Jean-de-Luz, à accroître le nombre de ses habitants, sa forte attractivité extravertie pénalisant les populations modestes pour s’y installer. Anglet et Hendaye sont les villes qui ont le plus progressé; la première a triplé sa population (12.603 habitants en 1954 et 37.984 en 2007), la seconde l’a doublée (6.933 en 1954, 13.969 en 2007). Anglet a été et demeure la principale zone d’expansion placée entre Bayonne et Biarritz, disposant de terrains à des prix inférieurs à ses voisines, mais, malgré sa taille et ses activités pourtant attractives, elle reste une ville éclatée. Hendaye doit son dynamisme à la suppression de la frontière (10,5% de population venue de l’étranger entre 1999 et 2007; 1.700 personnes employées à l’extérieur soit 28,8% de la population active contre 697 et 14,9% en 1999) et à son pro-pre essor économique.
Constituant le plus grand marché régional du travail et avec un niveau d’activité proportionnel à l’aire desservie (Pays Basque et sud des Landes) les trois principales villes sont le cadre d’importantes migrations quotidiennes. En 1975, seule Anglet voyait un habitant sur deux partir, depuis le taux s’est élevé; de même à Biarritz un sur trois en 1999, est devenu un actif sur deux quittant la commune pour son travail; Bayonne a régulièrement mieux retenu ses actifs (26,9% migrants en 1975 et 40,6% en 1999). Ces mouvements pendulaires impliquent une turbulence quotidienne forte de 12.000 personnes en 1975 et de 19.500 en 1999 auxquelles il faut ajouter plusieurs milliers de travailleurs qui viennent de leur enveloppe péri urbaine basque ou landaise.
Second milieu, à la périphérie de la conurbation, une aire rurale dans son paysage mais dynamique dans son développement avec un fort potentiel de croissance par sa rente de situation (proximité des lieux d’emploi et disponibilités foncières…). La péri urbanisation a touché les communes de la première couronne dès les années 1970 (Saint-Pierre-d’Irube, Bassussary etc.) puis elle s’est étendue à des communes plus éloignées avec l’amélioration des voies de communication le long de la vallée de la Nive (canton d’Ustaritz) et le long de la route rejoignant l’autoroute A64 (cantons d’Hasparren, de Labastide-Clairence et de Bidache) qui enregistrent les taux de croissance les plus élevés entre 1999 et 2007; dans plusieurs communes il dépasse 2% par an depuis 1968. Essentiellement résidentielles, toute cette zone a une forte dépendance économique et plus de 80% des actifs travaillent à l’extérieur .
Quatre villes structurent cette aire d’urbanisation diffuse, Hasparren, Cambo-les-Bains, Ustaritz et Saint-Pée-sur-Nivelle, qui ont toutes quatre entre 6.000 et 5.000 habitants en 2007, beaucoup plus qu’en 1954. Chacune avait ses particularités dans les années 1950, l’industrie pour Hasparren, le climatisme pour Cambo, l’agriculture pour Saint-Pée-sur-Nivelle et partiellement pour Ustaritz. L’industrie et l’agriculture ont décliné, mais le rôle de ces bourgs s’est trouvé accru depuis les an-nées 1980 en accueillant de nouvelles populations à la recherche de logements. En revanche, ils ne retiennent pas davantage leurs actifs qui travaillent à l’extérieur Ustaritz (77,8% des actifs) et Saint-Pée-sur-Nivelle (69,3%) en raison de leur forte croissance démographique ces dernières années et même Hasparren: 55% alors que celle-ci ne voyait partir que 17% de ses habitants en 1975 et 25% en 1982. Ces petites villes constituent l’armature commerciale et de services et apportent un certain équilibre dans l’organisation spatiale en dispensant d’un recours permanent à la ville principale.
Le troisième domaine correspond à l’arrière-pays éloigné des centres urbains. Il a conservé un poids important du secteur primaire (25,8% pour le canton d’Iholdy, 19,7% pour celui de Saint-Etienne-de-Baïgorry), une population âgée et un indice de vieillissement élevé, une population en baisse constante depuis 1954, et souvent bien antérieurement. Cependant, il faut noter un changement de tendance remarquable: tous les cantons, à l’exception de celui de Tardets, ont leur population qui a augmenté entre 1999 et 2007, parfois seulement de quelques dizaines d’individus, mais cette évolution positive qui n’était pas arrivée pour certains depuis plus d’un siè-cle est significative, le long de la vallée de la Nive et dans le pays de Mixe, résultat à mettre au compte de l’amélioration des voies de communication.
Emergent Mauléon (3.228 habitants pour la commune et 6.625 pour l’unité urbaine), Saint-Jean-Pied-de-Port (1.521 habitants et 3 895 habitants) et Saint-Palais (1.875 habitants et 3.217 habitants) avec leurs couronnes de communes voisines qui ab-sorbent une partie de leur développement, et qui expliquent les déplacements quotidiens d’actifs. Structurant tout l’arrière-pays, elles constituent des pôles de résistance contre un exode plus massif des populations rurales par l’emploi non agricole qu’elles offrent et des lieux d’attraction pour les retraités. Elles sont autant de points d’ancrage économique (commerces, services, encadrement du secteur agricole…) et social (équipements scolaires, médicaux, culturels et sportifs, associations etc.) indispensables à la vie des habitants de l’aire desservie.

Au total, le Pays Basque présente en 2007 une image différente de celle du début des années 1950, années au cours desquelles il n’a jamais été autant transformé. C’est la conséquence d’un demi-siècle de progrès démographique principalement dû à l’immigration d’origine extérieure et de profonds changements sociaux qui l’ont fait évoluer d’une société rurale et agricole à une société urbaine ou urbanisée sans cependant, une véritable réorganisation territoriale.
Les tendances actuelles pourraient se poursuivre. En effet, le déterminisme géographique (attraction du littoral, éloignement de la montagne) et l’attractivité du Sud-Ouest sur la population française risquent de continuer à accroître la pression démographique dans l’avant-pays. Mais, l’accumulation sur le littoral, la pression foncière et le reflux urbain peuvent aussi élargir la zone de croissance vers l’intérieur favorisée par les axes de communication qui facilitent la mobilité quotidienne.

Pierre Laborde

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