
Et si votre testament devenait un acte politique ? Legs et donations peuvent à la fois aider vos proches et soutenir des projets locaux, pour continuer, même après soi, à construire le Pays Basque.
Il n’y a jamais de bon moment, alors autant profiter du printemps, de ses fleurs qui éclosent, de la fin de l’hibernation et de ses petits bourgeons pour mettre à jour son testament.
« Il est possible de léguer son patrimoine à ses proches
tout en contribuant à financer un Pays Basque
maître de son présent et de son avenir. »
Révolution et tabellion, le mariage ne va pas de soi, et pourtant : savez-vous qu’il est possible à la fois de léguer son patrimoine à ses proches tout en contribuant à financer un Pays Basque maître de son présent et de son avenir, plus libre, soutenable et solidaire, riche d’une langue, d’une culture et d’une identité épanouies, ouvertes et accueillantes ? Démonstration.
Double soutien
Vous aimeriez léguer à un proche (une nièce, un ami) une somme d’argent ou un bien. Si elle ne fait pas partie de votre descendance directe, la personne devra alors s’acquitter de 60 % de frais de succession, sans compter les démarches administratives. C’est là qu’intervient Eraiki, fonds de dotation créé en Iparralde par la Fondation Manu Robles Arangiz, Alda, Bizi, Enbata et le Patxoki, avec pour objectif de construire le territoire de demain en sécurisant des outils et des moyens de militer. Il est en effet possible de désigner Eraiki comme légataire universel, en lui confiant la mission de répartir le patrimoine. Dans ce cas de figure, vous indiquez à Eraiki ce qui doit revenir à qui, et le fonds de dotation gère les démarches administratives et s’acquitte des frais de succession.
« Les legs ne sont pas la seule option pour donner du sens à son héritage.
Il est également possible de faire des donations de son vivant. »
Prenons un exemple concret : vous voulez léguer 100 000 € à votre ami Jurgi. Celui-ci devra s’acquitter de 60 000 € de frais de succession, et recevra 40 000 €. Si Eraiki est votre légataire universel, étant exonéré de certains droits de succession, le fonds de dotation ne devra s’acquitter que de 24 000 €. Jurgi recevra donc 40 000 €, sans démarche administrative, et Eraiki 36 000 €.
Si rien ne nous sauve de la mort, qu’au moins l’amour nous sauve la vie
Les legs ne sont pas la seule option pour donner du sens à son héritage. Il est également possible de faire des donations de son vivant : en “pleine propriété”, c’est-à-dire en transférant directement un bien à Eraiki, en “nue propriété”, c’est-à-dire en conservant l’usage du bien (d’un logement ou de loyers, par exemple), ou “temporaire d’usufruit”, en accordant à Eraiki l’usage du bien pour une durée temporaire. Il est également possible de faire d’Eraiki le bénéficiaire de son assurance-vie, celle-ci pouvant être répartie entre plusieurs bénéficiaires.
« Il est même possible d’indiquer dans vos volontés testamentaires
à quoi vous aimeriez destiner votre don. »
Pour toutes ces options, il est même possible d’indiquer dans vos volontés testamentaires à quoi vous aimeriez destiner votre don : Eraiki est un outil au service de tout un écosystème, il peut redistribuer votre don à l’Eusko si vous souhaitez soutenir la monnaie locale, à Alda si vous voulez défendre les droits des habitants des quartiers et milieux populaires et le droit au logement, à Bizi! si vous voulez plus de justice environnementale et sociale, à Laborantza Ganbara pour défendre l’agriculture paysanne, ou toute autre des structures qui construisent le Pays Basque de demain ; structures qui devraient autrement s’acquitter de frais de succession élevés si vous effectuiez un legs simple.
Une façon de s’assurer que son patrimoine (somme d’argent, bien de valeur, maison) poursuive jusque dans la camarde l’idéal du type de territoire et de projet de société que l’on a défendu de son vivant. Comme dit Neruda, si rien ne nous sauve de la mort, qu’au moins l’amour nous sauve la vie.
