
LAB a rencontré le nouveau président de la CAPB et les élus en charge du dialogue social et de la qualité de vie au travail. Le syndicat leur a rappelé sa proposition Hemen Erabaki – Décider Ici et présenté des outils concrets qui pourraient être mis en place dès à présent au niveau du territoire.
À la demande du syndicat, nous avons rencontré le nouveau président de la Communauté d’agglomération Pays Basque (CAPB), Alain Iriart. Nous avons aussi été reçu·es par Christelle Mange, vice- présidente en charge des Ressources Humaines, Dialogue Social, Égalité entre les femmes et les hommes, et Raymond Darricarrère, conseiller délégué en charge de la Qualité de vie au travail.
Igor Arroyo, coordinateur général, a rappelé que LAB est le seul syndicat d’Europe organisé sur deux États. Après 50 ans d’existence dont 25 en Ipar Euskal Herria (IEH) aussi, LAB est la deuxième force syndicale en Hego Euskal Herria et nous sommes de plus en plus représentatifs au Nord.
Si notre fonction première est de défendre les droits des travailleur·euses, nous participons aussi à la vie politique de notre territoire dans le but d’améliorer nos conditions de vie et de travail. Il est important que les institutions soient à l’écoute de nos propositions et revendications. Le modèle socio-économique actuel n’est pas acceptable, nous traversons une crise éco-sociale grave. C’est en ce sens que nous luttons pour construire un modèle de société juste et durable et nous pensons que certaines des compétences de la CAPB pourraient contribuer à la réalisation de pas en avant en ce sens.
Nous avons rappelé aux représentant·es de la CAPB que le syndicat avait présenté en septembre 2024 sa proposition Hemen Erabaki – Décider Ici. Elle vise à doter IEH d’une structure socio-économique propre ainsi que d’espaces de négociation collective pour les travailleur·euses. LAB estime en effet indispensable de mettre en place des outils structurants et des instances de décision ayant pour objectif de protéger et de défendre les intérêts des travailleur·euses de Euskal Herria dans les années à venir.
Depuis 2024, nous avons rencontré de nombreux acteur·trices d’IEH. Dans ce contexte, nous estimons indispensable de poursuivre les échanges sur cette question avec le nouveau président ainsi qu’avec les membres de son exécutif. L’idée centrale de notre revendication est de permettre à notre territoire de gagner en souveraineté sociale en rapprochant les lieux de négociation et de décision.
LAB identifie des outils concrets qui pourraient être mis en œuvre dès à présent grâce à une volonté politique forte. Et c’est en ce sens que nous avons interpellé les trois élu·es.
L’Observatoire socio-économique
En 2017, cet outil a été conçu avec une approche économique. Nous avions alors souligné cette limite et interpellé la présidence de l’époque. L’observatoire doit intégrer le volet social. Nous n’avions pas été écouté·es. Pourtant, l’évolution de cet outil est importante pour construire une politique qui réponde aux besoins des habitant·es du territoire et qui rassemble les acteur·trices sur ces deux volets indissociables.
Les instances territoriales CSTI/CAP
Nous estimons nécessaire de créer des instances sociales propres à notre territoire afin de renforcer sa capacité d’action et sa souveraineté. Si cette institution est capable d’administrer un territoire de plus de 300 000 habitant·es, elle devrait également être capable de gérer localement les questions relatives aux agent·es publics, qu’il s’agisse du dialogue et de la négociation collective ainsi que de la gestion individuelle des carrières. Cette évolution est juridiquement possible. Elle nécessite avant tout une volonté politique pour franchir cette étape.
« Nous estimons nécessaire de créer des instances sociales propres à notre territoire afin de renforcer sa capacité d’action et sa souveraineté. »
Iban Ibarburu, délégué LAB de la CAPB, a présenté les principales préoccupations exprimées par les agent·es, l’importance de renforcer les instances de négociations collectives en place et la nécessité d’améliorer les conditions de travail et la qualité de vie au travail. Nous avons aussi rappelé que les élections syndicales auront lieu en décembre prochain.
Nos interlocuteur·trices se sont montré interessé·es par notre proposition. Iels ont souligné l’importance du dialogue social et de la recherche de compromis. Leur ambition, selon eux/elles est de mettre en place une politique publique forte et cela s’inscrit dans la construction de changements dans la durée. La vision territoriale de Hemen Erabaki – Décider Ici leur a semblé une piste intéressante à creuser.
