L’Europe libère les Preso

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La décision prise le 21 octobre par les juges de STRASBOURG a provoqué une petite révolution en Espagne.

Saisis par les avocats de la militante de ETA Inès DEL RIO pour une détention prolongée du fait de «la doctrine PAROT», ils ont déclaré celle-ci illégitime. Le lendemain Inès DEL RIO sortait de prison.

La justice anglaise annonçait à son tour la libération de TROITIÑO. Levée de boucliers des associations de victimes criant à la «honte» et à la «trahison» du Premier ministre RAJOY, avec défilé monstre le 27 dans les rues de MADRID, avec la participation du parti au pouvoir!

Puis c’était la remise en liberté de Juan Manuel PIRIZ et, le 8 novembre, celle de neuf autres preso de ETA, incarcérés depuis plus de vingt ans…

Le 14 novembre l’Audiencia procédait à l’élargissement de treize autres prisonniers. Parmi eux, «Kubati» responsable de la mort de «Yoyes», et surtout de l’emblématique Paco LUJANBIO, extradé en 1984 par Laurent FABIUS.

Il reste trente-six cas à régler. La doctrine PAROT a vécu.

EN GRÈVE DE LA FAIM DEPUIS LE 28 OCTOBRE
Onze prisonniers politiques basques ont entamé une grève de la faim le 28 octobre au centre pénitentiaire de Sevilla II pour dénoncer les conditions de détention particulièrement dures de cette prison (fouilles corporelles complètes à tous moments – Assistance médicale réduite – Isolement permanent – Menaces et coups de la part des surveillants.).Huit prisonniers de droit commun soutiennent la protestation.

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La semaine dernière, une centaine de personnes en provenance du Pays basque se rendait à Séville devant la prison pour apporter leur soutien aux prisonniers grévistes de la faim.

Le ministre de l’Intérieur espagnol Jorge Fernandez Diaz déclarait le 12 novembre que cette situation ne le préoccupait en aucune manière : «ni nos ocupa ni nos preocupa».

La semaine dernière, une centaine de personnes en provenance du Pays basque se rendait à Séville devant la prison pour apporter leur soutien aux prisonniers grévistes de la faim.
L’un d’eux, Urtzi Paula, a dû abandonner le jeûne pour raisons de santé mais poursuit d’une autre manière le mouvement de protestation tout comme deux autres prisonniers politiques basques qui n’avaient pu se joindre à la grève de la faim.
Sevilla-ko Presoak

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