L’Europe recale le projet de nouvelle ligne à grande vitesse GPSO

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Chantier LGV

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Alors que le plan de financement prévoyait 20 % par l’Europe (2,1 milliards d’euros), que Rousset était monté à Bruxelles pour obtenir jusqu’à 30%, l’Europe vient d’écarter le financement du GPSO. C’est une excellente nouvelle même si nous savons devoir encore affronter d’autres coups bas dans ce dossier. Il est temps de lancer la modernisation des lignes existantes.

L’Union Européenne ne financera pas le Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) dans le cadre de son appel à projets 2021 du Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe (MIE). Pierre Hurmic, qui avait mis en garde sur la fragilité du plan de financement de la ligne à grande vitesse vers Dax et Toulouse, renouvelle son appel à lancer une alternative à la LGV : la modernisation des lignes existantes, pour être au rendez-vous ferroviaire européen de 2027.Interrogée en marge de la conférence annuelle des « Connecting Europe Days » qui a eu lieu ce mercredi 29 juin à Lyon, sous présidence française de l’Union européenne, Karima Delli, présidente de la Commission transports au Parlement européen, a déclaré : « Nous n’avons pas retenu le projet de nouvelle ligne à grande vitesse GPSO. Il nous a semblé que des alternatives, fondées sur les lignes existantes, permettraient de diminuer fortement l’empreinte environnementale du projet et seraient plus utiles à la mobilité quotidienne des habitants. »

Réaction de Pierre Hurmic, maire de Bordeaux :

« La subvention européenne comptait pour 20% du plan de financement du GPSO, estimé à plus de 14 milliards d’euros, soit 2,8 milliards. Après avoir imposé aux collectivités un calendrier précipité de vote de leurs participations financières, et avoir demandé une avance financière à la Région Nouvelle Aquitaine, l’État doit aujourd’hui prendre acte qu’il faut arrêter ce grand projet inutile et destructeur de la biodiversité.

Un nouvel appel à projets de l’Europe pour le Mécanisme pour l’Interconnexion en Europe sera lancé en septembre 2022. Il est encore temps de préparer, avec l’ensemble des collectivités, des partenaires et des territoires, une candidature sur la base de l’alternative au GPSO : la modernisation des lignes existantes.

Cette modernisation permettra :

  • La sauvegarde de 4 830 hectares d’espaces naturels, agricoles et viticoles, à l’heure où la biodiversité de notre territoire est notre meilleure alliée pour lutter contre le dérèglement climatique,
  • Un maillage équilibré entre nos territoires ruraux et urbains,
  • La suppression des bouchons ferroviaires du nord de Toulouse et du sud de Bordeaux,
  • La circulation de trains à 250 km/h, entre Paris et Toulouse d’un côté, et Paris et l’Espagne de l’autre,
  • De donner enfin la priorité aux trains du quotidien et au fret ferroviaire après des années de « Tout TGV ».

Rappelons enfin que l’Espagne fera circuler en 2027 des trains à 250 km/h jusqu’à la frontière française. Avec la modernisation des lignes existantes, nous pourrions être prêts pour ce rendez-vous ferroviaire européen de 2027.

Une alternative deux fois moins coûteuse, plus responsable, plus réaliste, plus respectueuse de nos territoires. »

Un commentaire

  1. Jakes LAFITTE
    Publié le 04/07/2022 à 21:06 | Permalien

    Hau da ebazpen ona. Zoritxarrez ez dute adiarazi betikoa izanen dela. Nik ere bai uste dut lehentasuna eman behar zaiela jadanik esititzen diren trenbideei. Iparraldeari dagokionez, errepikatzen dut Baiona Garazi trenbidea Iparraldeko topo bat bezala erabili behar dela, eta zergatik ez Garazi eta Irunea Aldudetako trenbideaz lotu.

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