Nouvelle action d’Alda contre la prolifération des meublés touristiques permanents

PrintFriendly and PDF
  • ALDA1
  • ALDA3
  • ALDA5
  • ALDA4

Ce mercredi 7 juillet à 10H15, le mouvement Alda a réalisé une nouvelle action coup de poing contre la prolifération des meublés touristiques permanents, cette fois ci à Urrugne. 37 militants de l’association ont relié par un chemin fait de tentes de camping le pôle territorial de la Communauté d’Agglomération du Pays Basque (CAPB) au siège social de Poplidays. Cette société, créée par Carmen Immobilier, est spécialisée dans la location de logements entiers proposés en meublés de tourisme permanents.

Les tentes, portant chacune un panneau au nom d’une plateforme internet de location de meublés touristiques avec le nombre de logements concernés correspondants, ont été installées en quelques minutes par les membres de l’association de défense des milieux populaires.

Ainize Butron, porte-parole d’Alda, expliquait ainsi le sens de cette action : «En 2017, Iparralde comptait 41 670 logements loués à l’année pour la population locale. Les calculs d’Alda montrent qu’il y a désormais au minimum 6 à 7000 logements entiers loués toute l’année sous forme de meublés de tourisme via les sites Airbnb, Abritel, Le Bon Coin, Poplidays etc. Ce chiffre -en progression constante- est énorme ! Nous sommes en train de perdre nos logements, cela produit une pénurie croissante et cela fait exploser les loyers. Si rien n’est fait, nous allons finir par devoir camper pour continuer à vivre dans notre propre pays ! »

2 demandes adressées à la CAPB

Des banderoles « CAPB : protégez les locations à l’année ! » ou « La compensation maintenant ! » appelaient la CAPB à l’aide. Pour Xebax Christy, co-président de l’association Alda : « La Communauté d’Agglomération du Pays Basque doit prendre d’urgence des mesures pour protéger le parc locatif à l’année. Sinon, les dégâts peuvent vite être énormes. Nous risquons de rapidement perdre des milliers de logements supplémentaires. » Pour Alda, des mesures légales et efficaces existent et font déjà leurs preuves dans des villes comme Bordeaux, Strasbourg, Nantes, Lyon ou Paris.
L’association a rédigé et remis à la CAPB une note juridique démontrant que ces mesures sont également applicables sur les communes de la côte basque. Xebax Christy a demandé à la CAPB « de modifier le règlement adopté en 2019 pour fixer les critères de délivrance des autorisations de changement d’usage de locaux d’habitation en locations meublées de courtes durée. Ce règlement doit impérativement s’étendre aux personnes morales type SCI et SARL, et intégrer une règle de compensation pour protéger au plus vite le parc privé de location à l’année. Il s’agit ni plus ni moins de permettre à plus de 40 000 foyers d’Iparralde de continuer à vivre et se loger au pays ! ».

Alda reçu par le maire d’Urrugne

A midi, le maire d’Urrugne Filipe Aramendi, appelé dès le début de l’action par les militants d’Alda, a reçu une délégation de l’association en mairie pour discuter des 2 propositions de l’association. Filipe Aramendi est également membre du Conseil exécutif de la CAPB, en charge de l’ingénierie et conseil en aménagement et du Droit des sols. Alda a alors terminé son action devant Poplidays, en annonçant que d’autres suivraient jusqu’à que des mesures efficaces soient prises pour préserver le parc locatif à l’année d’Iparralde, et protéger ainsi les secteurs les moins riches de la population locale.

Après avoir demandé certaines précisions à Alda sur la méthodologie que l’association a utilisé pour arriver à son chiffrage du problème, le maire d’Urrugne a indiqué quant à lui aux représentants d’Alda que c’est un sujet qui le touche de très prés. La commune a décidé de faire un état des lieux de la vacance dans son parc immobilier. Le Maire songe maintenant à également identifier le nombre des meublés de tourisme permanents. En tant qu’élu de la CAPB, il va prendre contact avec les vice-présidents en charge de la thématique et pousser pour que les 2 demandes de l’association soient prises en compte au plus vite. C’est faisable, il faut que la volonté politique soit au rendez-vous. « Le passé a démontré que c’est souvent sur interpellation de la société civile que les élus prennent les décisions qui doivent être prises » a ajouté Filipe Aramendi aux 6 représentants d’Alda reçus à la mairie d’Urrugne.

1900 personnes, dont des maires, responsables politiques et associatifs, ont déjà signé la pétition appuyant cette double demande faite à la CAPB sur www.alda.eus/logement

ALDA3

ALDA5

ALDA4

Un commentaire

  1. Bénichou Francette
    Publié le 12/07/2021 à 18:31 | Permalien

    merci de vous attaquer à ce problème , il est scandaleux de voir une jeune professeur mère d’un jeune garçon , revenir au pays où elle est né et où elle a sa famille à la recherche d’un logement qui soit abordable pour elle .Je n’ose pas dire qu’il vaut mieux être pauvre et avoir droit à une HLM , mais c’est peut être ce que je pense …

  • Newsletter



  • Soutenez Enbata

    En-kiosque2015-05-FR

    Soutenez Enbata ! A partir de 40€, recevez chaque mois Enbata magazine dans votre boite aux lettres.

    Abonnez-vous / Soutenez-nous

  • Thématiques

  • Mots-clés

  • Vidéos

    video