Une communauté est en train de naître

C’est la commune de Saint-Pierre-d’Irube qui avait ouvert le bal des communes favorables au projet de Communauté Pays Basque. Auparavant, dès le premier jour de cette phase de consultation, Armendarits avait voté contre. Depuis, chaque jour, des élu-e-s municipaux se sont réunis dans leur mairie pour mener un débat autour de la future carte de l’intercommunalité. Grâce au tour d’Iparralde réalisé par le Conseil des élus, avec une réunion d’information dans chacune des dix intercommunalités actuelles, les élu-e-s avaient eu l’occasion de découvrir les changements majeurs qui se profilent et en particulier la proposition de structurer une seule intercommunalité sur l’ensemble du territoire.
Avec 72% des communes d'Iparralde favorable à une EPCI Pays Basque unique, le signal envoyé par les communes est clair, Iparralde veut passer un cap, et aller vers une structuration du territoire dans l’intérêt de ses habitant-e-s.

Elections régionales modalités et enjeux

Les électrices et électeurs sont appelé-e-s aux urnes les 6 et 13 décembre prochains pour les élections régionales. Nouvelle région, compétences redéfinies, comment se présente ce scrutin ?
Complexité d'un mode de scrutin peu lisible, nouvelle grande région Aquitaine qui a avalé Poitou-Charente et Limousin et fait 600 km du Sud au Nord, les conditions sont-elles réunies pour mobiliser les électeurs dans quelques semaines ?

Hiruak bat

Nous sommes face à un grand défi pour structurer pour la première fois une institution sur le territoire du Pays Basque et à la fin de la séquence actuelle, nous aurons un panorama institutionnel pour les 30 ou 40 prochaines années.
Toute la question est de savoir si l’on veut réellement franchir le pas de la structuration et de la reconnaissance institutionnelle du Pays Basque ou si nous entendons rester avec un territoire morcelé, noyé dans une région élargie.

« Agir dès maintenant pour l’outil institutionnel de demain »

Voilà plusieurs mois maintenant que le Conseil des Elus planche sur la question d’une intercommunalité unique. Où en est-on de ce dossier ? Comment agir pour obtenir cette première forme d’organisation institutionnelle à l’échelle du Pays Basque nord ?
Ce sont là les deux principales questions qui seront abordées le jeudi 9 juillet prochain à 19h00 au Centre Elgar d'Hasparren, lors de la réunion Batera.

La Corse respectée

Alors que le débat sur la faisabilité d’une intercommunalité unique Pays Basque bat son plein au sein des instances du Conseil des élus et du Conseil de développement et entre les représentants des actuelles dix intercommunalités, la Corse, elle, met en place un calendrier pour son avenir institutionnel voté par le parlement.
L’exemple corse nous montre réellement les opportunités qui peuvent être mises en place lorsque la volonté politique est au rendez-vous. Certes, le tableau n’est pas tout rose mais le chemin parcouru ces dernières décennies force le respect vu du Pays Basque.

La clé du scrutin aux abertzale

Dans les Pyrénées-Atlantiques, si la gauche avait réussi à présider pour la première fois l’institution en 2011, le rendez-vous électoral de la fin du mois de mars s’avère plus risqué. D’ailleurs bon nombre de conseillers généraux sortants ne se présentent pas. Du côté de la droite et du centre, l’objectif affiché est clairement la présidence du département.
EH Bai a présenté ses candidats le 31 janvier. Les abertzale de gauche joueront certainement le rôle d’arbitre dans plusieurs cantons.

« Abandonner les initiatives personnelles et maintenir le large front de ces dernières années »

C’est dans un contexte agité sur le plan de l’organisation territoriale que le préfet des Pyrénées-Atlantiques a annoncé quelles sont les issues qu’il envisage sur le dossier de la gouvernance Pays Basque. Après de longues semaines d’attente, on connait désormais les hypothèses d’organisations territoriales envisagées par le préfet.
Elles seront donc au nombre de cinq, du statut quo à la « macro communauté de commune » en passant par différents syndicats mixtes. Bien content de se débarrasser de la patate chaude, le gouvernement place la balle dans le camp des élus locaux.