Réciprocités économiques

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Pantxoa Bimboire
Pantxoa Bimboire
Gérant Sarl (chocolat), conseil de surveillance d’une SA, vice président Chambre de Commerce Bayonne Pays Basque (chargé de l’industrie), élu Chambre de Commerce Régionale (commission finances), administrateur de banque (Société Locale Caisse d’Epargne Pays Basque), adhérent Lantegiak (association des entreprises et entrepreneurs Pays Basque).
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RSE

Il y a un foisonnement d’initiatives économiques ou sociales dans cette moitié de département que nous nommons Pays Basque. Rien que dans le mécénat d’entreprise, les supports récents Geroa et Mezenasgo sont visibles et présents. Ils répondent à une préoccupation des entreprises qui s’efforcent d’amorcer un embryon de politique sociétale et de toute façon, concurrencent des supports outre Pays Basque qui viendraient “faire leur marché” ici.

En dehors du mécénat, il y a place pour une quantité énorme d’investissement pour des causes louables et volontaristes dont la liste exhaustive remplirait les lignes de ce journal pour rien car vous les connaissez.

Tant mieux car des “trous” de besoins économiques ou sociaux sont ainsi comblés mais la frénésie qui règne chaque fin d’année pour solliciter des dons ou placements commence à devenir importante, d’autant que les sollicités sont majoritairement les mêmes.

Le “mundialito” que nous formons depuis longtemps se partage en deux parties : celui des particuliers et celui des entreprises.

Si celui des particuliers se regroupe par centre d’intérêt (culture, handicap, migrants, paysan, politique…) celui des entreprises n’est relativement que peu soudé, peu opérant, pour mettre en place une stratégie, malgré les tentatives du groupe Lantegiak, qui reste confidentiel et partiellement boudé même par le premier cercle d’une trentaine de fidèles.

Notre zone d’influence est quasi nulle dans les cercles où nous sommes pourtant présents. Bref tout est à faire sur les 30.000 entreprises d’Iparralde. Chacun a tendance un peu “à suivre son chemin” sans se préoccuper d’autre impératif que l’extension de sa zone d’influence ce qui semble un peu normal dans une phase de démarrage, mais qui donne à penser à un paysage morcelé en “chapelles” distinctes ou en îlots.

Dans chaque initiative, la recherche de moyens passe par les mêmes relais et les mêmes canaux. Pourtant une mise en réseau serait utile pour “démarcher en meute” à la façon des entreprises qui se lancent sur l’exportation.

Quelques voies de solution L’Eusko : grosse réussite (flux, nombre d’entreprise) mais, à mon sens, même si je peux me tromper, une prise en compte du monde de l’entreprise trop timide. Une réunion de travail semble utile pour confronter les points de vue… Souhaitons de réussir ensemble.

Seaska/Enseignement : cela a déjà été souligné maintes fois et cela n’incombe pas uniquement au corps professoral mais aussi aux parents et à l’environnement, l’enseignement technique n’y est pas assez valorisé et promu (alors que plus de 400 emplois techniques sont en tension (sans compter le complexe portuaire Celsa et Laminoir qui doivent sous trois ans embaucher 800 personnes).

Par ailleurs l’entreprise est méconnue car nous n’avons pas été capables, collectivement, de faire des ponts de connaissance mutuelle. Cela devrait évoluer car la prise de conscience est présente.

Le lien entreprise et agriculture : certaines entreprises aident (EHLG, Lurrama, Lurzaindia). Pour faire lien, les 65 entreprises signataires de la charte RSE peuvent aider ces organismes cités en clair dans cette dernière. Il n’y a pas encore de réciprocité, en termes de connaissance, de communication, d’affaires en commun.

Enargia/I Ener : nous avons collectivement intérêt que cette quête d’autonomie soit une réussite. Dans ce cas aussi, en clair, les dénominations Enargia et I-ENER sont reprises dans la charte. Mais il n’y a pas d’occasion volontariste de communication partagée. Alors que la démultiplication par les entreprises est souhaitable. Une action sera sans doute planifiée et 2020 sera un réveil sur ce thème.

Politique : à mon avis personnel, la gauche abertzale est étrangère à la problématique de l’entreprise, ce qui n’est pas le cas du PNB/EAJ. Il suffit pour s’en convaincre de lire la pauvreté des programmes municipaux que je consulte régulièrement. Un militant bien connu pour ses connaissances économiques devait être l’initiateur de rencontres. Elles ne sont pas encore programmées. Quel militant de la gauche abertzale a lu la charte RSE ?

Sans doute d’autres exemples de cloisonnement existent, dans des domaines non explorés. Mais je préfère vous laisser sur votre faim et me confronter avec mes illusions sans doute un peu vaines et injustes.

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