David Grosclaude


Macron : l’estocade sera donnée aux langues de France

Le discours du président de la République sur la Francophonie doit nous alerter.

Il nie l’existence d’autres langues que le français en France. (...)


Le «bon sens» et «l’illusion» ou l’illusion du «bon sens».

Petites réflexions lexicales a l’intention des autorités françaises sur la question catalane.

Pour vous, vous qui nous avez fait un beau discours sur l’Europe il y a quelques semaines, les choses sont simples. Il y a d’un côté un État et de l’autre une région, une province même. Et pour vous l’ordre des choses est évident : le bon sens veut que l’État soumette la Région et ses habitants à sa volonté, à sa loi. (...)


Langues : un débat pour rien…

Le débat sur la proposition de loi visant à promouvoir les langues régionales qui a eu lieu à l’Assemblée Nationale dans la soirée du 30 Novembre et jusqu’à la première heure du 1er décembre n’a pas failli à la tradition parlementaire comme chaque fois que le sujet est évoqué. Personne n’est «contre les langues régionales» n’a-t-on cessé de répéter dans l’hémicycle, mais ils sont vraiment peu nombreux à vouloir faire quelque chose. Il y avait un mur face aux députés qui ont tenté de faire adopter des articles simples d’une proposition de loi qui a peu de chances d’aller plus loin.

Les fantasmes, les épouvantails ont la vie dure. Les préjugés dominent le débat. Je vous conseille la lecture des débats pour vous faire une idée. Vous ne serez pas déçus !


Arrêtez de vouloir nous faire croire que vous mangez des limaces !

Lorsque je lis les justifications de certains députés pour expliquer pourquoi la proposition de loi de Paul Molac a été rejetée, je pense à un épisode de mon enfance lorsque mon grand-père maternel s’amusait à me faire croire qu’il était un amateur de limaces, de « loches», comme il disait en français, dans son français qui n’était pas celui de référence, mais du vrai français quand même.

Tentative de petite fable sur les promesses de loi sur les langues dites régionales et autre ratification de la Charte européenne.


Quand 28 est égal à 24

Cette arithmétique nouvelle c'est celle de l'Assemblée Nationale quand elle vote sur les langues régionales. La manoeuvre qui a eu lieu dans la nuit de jeudi 14 janvier au vendredi à l'Assemblée Nationale est bien triste.

Alors que se discutait en séance une proposition de loi sur les langues régionales présentée par le député Paul Molac, ce texte a été rejeté par le vote des députés socialistes. En tous cas, les parlementaires socialistes qui avaient voté il y a bientôt deux ans en faveur de la ratification de la Charte européenne ont oublié d'être présents jeudi soir.


Charte européenne des langues : le processus relancé

Le Conseil des ministres a examiné le vendredi 31 juillet un projet de loi constitutionnelle qui doit permettre la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires du Conseil de l'Europe. Le 3 juin dernier, le président de la République s'était engagé à relancer le processus de ratification.

Je m'en réjouis et je souhaite que les parlementaires de notre région soutiennent cette initiative.


Le débat sur les régions devient une grande comédie

Nous ne pouvons que redire une fois de plus que le refus de tenir compte des affinités culturelles et linguistiques est d’une bêtise sans nom. C’est ignorer les territoires et leur culture politique, leur histoire. Et croire que tout cela n’a pas ou plus d’importance est une façon de nier l’histoire. C’est ignorer les comportements politiques, sociaux et culturels qui prennent encore plus d’importance en période de crise.

Et cela ne signifie pas que l’on ne veut pas de solidarité ou de collaboration avec les autres mais cela signifie que l’on tient compte des affinités qui sont fruit d’un long parcours et qui sont des facteurs de dynamisme, d’envie de faire ensemble. Cela ne signifie pas que l’on veut revenir en arrière comme certains le disent mais au contraire que l’on bâtit demain sur des réalités que d’autres veulent nier.