
À l’occasion des derniers jours de la Korrika et de l’Aberri Eguna, le mouvement abertzale du Pays Basque Nord, en collaboration avec Gure Esku Dago, appelle à sortir les ikurrinas aux balcons et aux fenêtres des maisons.
MOUVEMENT ABERTZALE DU PAYS BASQUE NORD & GURE ESKU DAGO
Le 19 mars, la Korrika est partie d’Atharratze, en souvenir d’Agosti Xaho, fils de cette localité, journaliste, écrivain, linguiste et homme politique. Xaho a posé les bases du concept Zazpiak Bat (« les sept ne font qu’un ») et a rêvé d’une république des Basques. Et c’est précisément après avoir traversé ces sept territoires que la Korrika se terminera dimanche à Bilboo.
Et juste après la fin de la Korrika, nous célébrerons l’Aberri Eguna : la fête nationale du peuple basque. C’est pourquoi Gure Esku et le mouvement abertzale d’Iparralde souhaitent appeler les Basques des sept territoires à accrocher l’ikurriña chez eux.
L’Aberri Eguna est la fête nationale des Basques, une journée pour célébrer notre identité, notre langue et notre culture, pour se souvenir de notre passé et imaginer notre avenir. En effet, dans le contexte actuel, il est redevenu particulièrement important d’exprimer publiquement notre identité, car notre peuple et notre communauté représentent un soutien en ces temps incertains. L’Aberri Eguna est donc à la fois un jour de fête et de revendication : un jour pour rappeler qu’il existe, dans ce coin du monde, une nation qui souhaite se gouverner elle-même tout en étant solidaire des autres peuples.
Dans cette perspective, les symboles sont essentiels pour une nation. Ils nous identifient dans le monde, relient les générations et contribuent à tisser le tissu de notre communauté. Les symboles, comme la langue, la culture ou les activités communautaires, construisent la nation.
C’est pourquoi, à l’occasion de l’Aberri Eguna, le mouvement abertzale d’Iparralde et Gure Esku appellent à afficher l’ikurriña. De Bayonne à Tudela, de Karrantza à Eskiula, célébrons l’Aberri Eguna dans la rue et chez nous, dans une ambiance festive et avec un sentiment national. Et colorons les rues de nos villages de rouge, de vert et de blanc, en accrochant l’ikurriña aux balcons et aux fenêtres. Car l’ikurriña, au-delà d’être notre drapeau national, est le symbole de la liberté d’un peuple qui veut continuer à vivre.

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