Alda se présente aux élections HLM

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Alda va mener campagne pour les élections HLM sur tout le territoire d’Iparralde.

Alda va mener campagne pour les élections HLM sur tout le territoire d’Iparralde.

Alda, jeune association de défense des habitants des quartiers et milieux populaires, a tiré le bilan de sa seconde année d’activité lors de son assemblée générale annuelle de ce samedi 8 octobre à Bayonne. Ainize Butron, coprésidente d’Alda et Malika Peyraut, coordonnatrice du mouvement, soulignent pour Enbata le nombre grandissant de victoires arrachées par Alda et l’importance des élections HLM, qui verront l’association présenter deux listes entières.

Quel bilan tirez-vous des deux premières années d’activité d’Alda ?

Ainize Butron : Le bilan va au-delà de ce qu’on pouvait espérer en si peu de temps. Pour en donner une idée, cette dernière année seulement, de septembre 2021 à septembre 2022, Alda a soutenu et accompagné 357 familles ou personnes au total, et bien souvent résolu leur problème ou situation. Cela représente un travail énorme car ce sont souvent des problèmes qui demandent plusieurs semaines ou mois de suivi.

Ce qui nous satisfait au-delà de ce nombre, c’est que nous arrivons à gagner de plus en plus de batailles. Parfois importantes, qui changent la vie des personnes concernées. Comme quand on arrive à annuler un refus de naturalisation pour des immigrés qui ont fait toute leur vie ici. Ou quand on réussit un recours Dalo (Droit au logement opposable) et du coup à reloger dans un logement social des personnes qui vivent dans leur voiture, un cabanon de jardin ou le canapé d’une connaissance. Parfois, ces victoires peuvent paraître anecdotiques, quand on obtient le remboursement d’une somme indûment débitée par SFR, la requalification d’un contrat d’assurance ou la restitution d’un dépôt de garantie. Mais les sommes de 400 ou 500 euros en jeu dans ces batailles suffisent parfois à faire basculer dans le rouge les personnes des milieux populaires qui sollicitent le soutien d’Alda.

Actuellement, Alda est déjà forte de 400 membres dont la plupart étaient inconnus des fondateurs de l’association. La majorité des membres d’Alda vient de secteurs que le mouvement abertzale a généralement du mal à toucher.

Ainize Butron : "Cette dernière année seulement, Alda a soutenu et accompagné 357 familles ou personnes au total et bien souvent résolu leur problème ou  situation."

Ainize Butron : « Cette dernière année seulement, Alda a soutenu et accompagné 357 familles ou personnes au total et bien souvent résolu leur problème ou situation. »

Malika Peyraut : En deux ans à peine, d’importantes victoires politiques ont également été remportées. La compensation, bataille lancée par Alda pour protéger les logements habités à l’année de leur vampirisation par les Airbnb permanents, a été adoptée par la CAPB. La création par l’État d’un Comité de lutte contre les baux frauduleux, qui réunira les différents services de l’État et le parquet, est une première en France. Elle est directement due à nos actions et notre travail. Nous avions en 2022 requalifié directement une soixantaine de baux illégaux et ainsi permis à autant de familles ou de personnes de rester chez elles l’été, ou d’avoir des quittances de loyer et de pouvoir ainsi toucher les APL. Nous nous étions donné comme objectif d’éradiquer totalement et en trois ans cette pratique massive qui précarise encore davantage les locataires du Pays Basque. Cette nouvelle victoire politique va peut-être accélérer les choses.

On peut également citer l’impact de la manifestation du 20 novembre 2021 qui a réuni 8000 personnes pour le droit de vivre et se loger au pays. Alda joue, aux côtés de nombreuses autres organisations comme EHBai, Bâtir Les Solidarités ou Bizi, un rôle important dans l’animation de la plateforme unitaire qui l’avait organisée et qui a d’ores et déjà fixé le prochain rendez-vous massif de mobilisation, le samedi 1er avril 2023 à 15 heures à Bayonne. La construction d’un contre-pouvoir populaire, qui progresse mois après mois, représente également à nos yeux une sacrée avancée. Le journal Alda, qui se veut la voix des milieux et des quartiers populaires, est désormais diffusé à 35 000 exemplaires, sur tous les devants de portes des quartiers populaires et HLM d’Iparralde.

Il y a également la naissance des premiers Comités de quartier, grâce auxquels les habitants de cités HLM s’auto-organisent pour commencer à peser sur le présent et l’avenir de leur quartier. Le dernier en date s’est créé ce dimanche 25 septembre. 47 habitants d’Habas à Bayonne ont officiellement lancé un comité Alda Habas. Ils se sont réunis, dehors, sous des barnums, malgré le froid et des trombes d’eau tombées juste avant cette assemblée fondatrice, cela montre leur motivation !

Comment expliquez-vous ces résultats étonnants ?

Ainize Butron : Il y avait un vrai besoin d’une organisation comme Alda. Quand on voit la situation, parfois désespérée, de ces familles qui viennent solliciter notre soutien… on se demande comment elles faisaient avant qu’Alda n’existe. Les résultats doivent beaucoup à la méthode qui a été utilisée d’entrée de jeu dans Alda et qui avait auparavant été expérimentée dans d’autres structures qui gravitent autour de la Fondation Manu Robles-Arangiz. Marcher systématiquement sur deux jambes : dénoncer les problèmes et en faire le diagnostic exact, mais aussi proposer des solutions gagnables. Être à la fois radicaux et pragmatiques. Aller vers les gens, sans attendre qu’ils viennent à nous, c’est fondamental notamment si on veut travailler avec les classes les plus populaires d’Iparralde. Avancer avec elles : les écouter et avancer en tenant compte de comment elles voient les choses et imaginent des solutions. Comme diraient les militants d’ELB, faire 10 pas avec 100 personnes plutôt que 100 pas avec 10.

Et dans cette méthode globale, il y a l’organisation qui a une place importante. “Tout est question d’organisation” dit l’un de nos slogans, illustré par plein de petits poissons qui, en s’organisant, deviennent plus forts que le gros poisson qui jusque là les mangeait un à un. Le fonctionnement efficace des réunions en est un des piliers. Et nous misons beaucoup sur l’organisation collective des gens qui viennent à Alda. Ils se structurent en comités d’habitants, en collectifs d’usagers, en commissions diverses (logement, batailles du quotidien, juridique, journal, logistique, etc.). Cela permet de faire monter des gens en compétence, en devenant de plus en plus responsables et acteurs à part entière.

Malika Peyraut : Il y a une volonté de ne pas se comporter en guichet de service. Chaque fois qu’on voit que les problèmes sont de nature collective, touchent plusieurs personnes ou familles différentes… on essaie de favoriser des démarches collectives. C’est le cas pour les gens frappés par les congés pour vente et reprise, ceux victimes des baux frauduleux, les gens demandeurs de logement social depuis trop longtemps… On essaie de réunir les gens et de penser collectif.

D’autre part, nous développons nos alliances. Par exemple avec la fédération Droit au Logement et la Fondation Abbé Pierre, que ce soit au niveau hexagonal comme local. C’est ce qui nous permet de faire présenter des amendements législatifs, par exemple en ce moment même dans la Loi de Finance 2022, pour changer la fiscalité qui avantage de manière aberrante les baux meublés par rapport aux locations de longue durée. Nous réfléchissons également à faire évoluer la législation sur les congés pour vente etc.

Malika Peyraut : "Nous nous présentons à ces élections HLM comme une association de locataires spécifique au Pays Basque, qui a comme modes d’action l’organisation collective et la mobilisation des habitants."

Malika Peyraut : « Nous nous présentons à ces élections HLM comme une association de locataires spécifique au Pays Basque, qui a comme modes d’action l’organisation collective et la mobilisation des habitants. »

Les temps sont durs. Alda alerte sur la flambée des prix de l’énergie, du logement et du foncier, le changement climatique qui s’aggrave, les mauvais coups du gouvernement contre les retraites, l’indemnisation chômage, la retraite, les aides au logement social et les APL… A quel niveau tout cela impacte- t-il la stratégie de l’association ?

Malika Peyraut : Alda est particulièrement active dans le parc privé car c’est là que les locataires ont souvent les problèmes les plus aigus : expulsés suite à des congés pour vente ou pour reprise, étranglés par des loyers hors-sol, habitant des appartements insalubres etc.

En parallèle, Alda s’occupe également d’un certain nombre de locataires HLM qui ont d’autres genres de problèmes : moisissures, vétusté de certains logements, difficultés d’obtenir une mutation pour changer d’appartement alors que les besoins ou la structure du foyer ont changé, manque de considération et d’écoute de la part du bailleur social, problèmes d’équipements collectifs du quartier etc.

Ces locataires HLM vont connaître une situation bien plus difficile dans les années à venir : explosion des charges, mauvaise isolation des immeubles HLM qui souvent sont anciens et situations de précarité énergétique, réduction des aides de l’État au logement social, voire ponctions dans les caisses des bailleurs sociaux qui ont moins de moyens pour entretenir leur parc et produire de nouveaux logements etc.

Pour mieux se préparer à ces nouveaux défis, Alda a décidé de se présenter dès cette année aux élections des représentants de locataires HLM. Si ces derniers nous accordent leur confiance, Alda aura des élus, deviendra une “association représentative”. Cela nous ouvrira la porte de diverses instances et commissions, sources d’informations, possibilités de défense auxquelles nous n’avons pas accès aujourd’hui. Calcul des charges, projets de réhabilitation, isolation des immeubles et appartements, mutations, équipements collectifs, procédures de conciliation, nous pourrons être bien plus efficaces et réactifs dans notre défense des locataires du parc social.

Qu’est-ce qui se joue pour Alda dans ces élections HLM ?

Ainize Butron : Acquérir un statut d’association représentative des locataires est un enjeu important pour Alda. Les différentes propositions et interventions qu’on fait, au niveau local avec les communes, l’Agglo, les bailleurs sociaux, ou au niveau hexagonal, auprès des parlementaires, des ministères bénéficieront d’une légitimité renforcée. La pratique nous amène de plus en plus à devenir de facto un vrai syndicat des locataires du parc social et du parc privé. Mais aussi un syndicat des usagers. Alda est un outil de défense pour les habitants des milieux populaires face aux grandes entreprises comme SFR, certaines banques ou compagnies d’assurance, à l’administration et à beaucoup d’autres entités qui abusent de leur vulnérabilité actuelle.

Malika Peyraut : Nous avons élaboré un véritable programme, fruit des différentes enquêtes et consultations réalisées auprès des locataires HLM du Pays Basque Nord, des témoignages recueillis dans nos permanences. Nous l’avons retravaillé collectivement, avec l’aide de spécialistes du logement social et c’est ce programme que nous défendrons durant ces élections et les quatre années à venir.

Assemblée du comité d'habitants Alda Habas

Assemblée du comité d’habitants Alda Habas

Mobiliza gaitezen!

Jendarte herrikoietako zati handiegi bat Ongizate Estatuaren ganik gero eta gehiago baztertua senditzen da.  Aldi berean, ez du tokirik aurkitzen euskal komunitatean. Ondorioz, biztanleen sektore horiek, ez dute parte hartzen, berez duten ordezkaritzaren heinean, gaurko sistemari alternatiba gisa proposatu nahi dugun Euskal Herri burujabe, jasangarri eta solidario horren definitze eta eraikitzean. Sarbidea ez dute atzematen.

Aldak konexio hori ahalbidetu nahi du, jendarte herrikoiarentzat proiektu abertzalean sartzeko ateetarik bat izanez. Horrek proiektu abertzalea aberastuko du, perspektiba aitzinazaleagoan, solidarioagoan, inklusiboagoan, gure jendartearen errealitate ezberdinen adierazgarriagoa bilakaraziz. Urte bakar batez, 357 familia eta pertsona sostengatu eta lagundu ditu Aldak, bere aldizkaria 35.000 aletan banatu du auzo herrikoietan eta Iparraldeko HLM edo alokairu apaleko bizitoki guzietan, lehen herritar batzordeak bultzatu ditu, eta etxebizitzaren borrokan garaipen garrantzitsuak erdietsi ditu. Alda bide onetik doa.

Mugimendu honek bere buruari erronka berri bat finkatzen dion unean, HLM-etako alokatzaileen ordezkarien hauteskundeetan aurkeztuz, denek eskukaldi bat eman diezaiokegu erreusitzen laguntzeko.

Ezen, Aldaren garaipena Euskal Herri aitzinazale eta solidario bat eraiki nahi duten guziena izanen da ere. Ahulenak bidean uzten ez dituen Euskal Herriaren alde direnena.

Azaroan, denak mobiliza gaitezen, Aldak pario berri hori irabaz dezan!

Comment vous préparez-vous à ces élections ?

Malika Peyraut : Le gros de la campagne aura lieu pendant tout le mois de novembre et les élections (votes électroniques ou à base d’enveloppes pré-timbrées) du 16 novembre au 2 décembre.

Alda présente deux listes. L’une au niveau d’HSA (Habitat Sud Atlantic), l’organisme HLM lié à l’Agglomération Pays Basque, et l’autre au niveau de l’Office 64, l’organisme HLM lié au Département 64. Nous présentons deux listes, mais uniquement constituées de locataires HLM du Pays Basque, contrairement aux autres listes, notamment Office 64, qui présentent des candidats issus de tout le département.

C’est une première pour nous. Nous n’avons ni l’expérience de ce type d’élections, ni les réseaux que se sont constitués depuis longtemps déjà les organisations comme la CNL, la CLCV, la CSF, l’ADEIC etc. Mais nous bénéficions de bénévoles motivés, du travail de terrain réalisé depuis notre création, du bouche à oreille de toutes les personnes que nous avons soutenues, et de nos méthodes de travail qui ont su prouver leur efficacité dans d’autres batailles. Donc, nous espérons bien avoir des élus.

Prats

Ainize Butron : Ça sera une campagne de mobilisation intense et originale, à l’image ce que fait Alda au quotidien. Alda est une association basque, affiliée à la Fédération DAL (Droit au Logement) et donc habilitée à présenter des listes aux élections HLM. Nous sommes donc une structure spécifique au Pays Basque, qui a comme modes d’action l’organisation collective et la mobilisation des habitants. Cela nous différencie des autres associations de défense des locataires.

Il y a un enjeu, d’après nous, au fait que tous les abertzale soutiennent cette campagne parce que les résultats seront également lus sous le prisme de l’influence et de l’impact social actuel du mouvement abertzale en Iparralde. C’est un défi auquel nous invitons tout le monde à participer.

Les résultats seront donnés le lundi 5 décembre pour HSA et le mardi 6 décembre pour Office 64. Nous connaîtrons alors la représentativité d’Alda au niveau des deux organismes HLM les plus importants d’Iparralde.

Comment les abertzale peuvent-ils répondre à cette invitation à aider Alda à gagner ce nouveau pari ?

Malika Peyraut : Déjà, en adhérant, ce qui nous donne plus de moyens, parce qu’on vit notamment de ces cotisations de 5 euros par mois. On peut adhérer directement sur le site alda.eus. On peut aussi nous aider en distribuant le numéro d’octobre du journal Alda dans les HLM de sa commune ou de son quartier (téléphoner au 06 41 89 21 95 si vous êtes volontaire). Il y a déjà une centaine de personnes qui participent à cette diffusion à travers tout Iparralde. Tout le monde peut nous donner ce style de coup de main de deux ou trois heures tous les quatre mois.

Ainize Butron : On peut également aider Alda en participant à cette campagne électorale : nous allons faire du porte à porte, distribuer les programmes, coller des affiches, être présents dans chaque quartier HLM. Tout le monde peut nous donner un coup de main global, pendant les 15 jours de campagne ; ou une aide ponctuel à un moment précis. Plus on sera nombreux et plus on aura de chances d’atteindre nos objectifs. Cette campagne d’élections HLM, Alda compte la mener sur tout Iparralde, tout comme elle diffuse le journal Alda sur tous les HLM d’Iparralde : d’Hendaia à Hiriburu, de Baiona à Garazi, et d’Hazparne à Maule.

AfficheConférence

Le lundi 21 novembre est une date à se bloquer dès aujourd’hui !

Ce soir-là se tiendra à Bayonne une conférence sur le logement avec une affiche exceptionnelle.
On pourra en effet entendre, aux côtés des têtes de liste Alda aux élections HLM, les personnalités suivantes :

François Ruffin, député, journaliste, réalisateur ;

—Sarah Coupechoux, Fondation Abbé Pierre, qui travaille notamment sur le dossier Airbnb ;

—Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole et co-fondateur du DAL (Droit Au Logement) ;

—Cécile Duflot, directrice d’Oxfam et ancienne ministre du logement.

La conférence portera sur les problèmes et solutions en matière d’habitat, dans le parc HLM d’une part, et dans le reste des logements d’autre part.

Elle sera suivie d’un verre de l’amitié afin de pouvoir poursuivre la discussion entre celles et ceux qui le voudront.

Lundi 21 novembre, à 19 heures, Maison des associations de Glain à Bayonne.
Il est conseillé de s’inscrire :
https://bit.ly/conference-urgence-logement

En à peine deux ans, Alda change les choses !

Réunis en Assemblée Générale ce samedi 8 octobre, les adhérents d’Alda ont tiré le bilan de la deuxième année d’existence de l’association de défense des droits des quartiers et milieux populaires. Avec 357 familles et personnes soutenues, dont de nombreuses situations résolues, mais aussi des victoires globales comme la  compensation ou la création du Comité de lutte contre les baux frauduleux, Alda prouve qu’elle porte bien son nom : en s’organisant, on peut changer les choses ! 

Véritable changement d’échelle 

L’AG d’Alda a été l’occasion de tirer le bilan spectaculaire de l’année passée (1). Les témoignages dans l’assemblée de personnes ayant été soutenues par Alda ont montré l’utilité concrète d’une organisation de défense des gens. En effet, de septembre 2021 à septembre 2022, Alda a accompagné et soutenu 357 familles et personnes : un travail énorme car ce sont souvent des problèmes qui demandent plusieurs semaines ou mois de suivi. À la précédente Assemblée Générale, le bilan pour l’année était de 60 personnes ou familles : un changement d’échelle qui montre qu’Alda est de plus en plus identifiée par les personnes victimes d’ injustice ou de problèmes comme un recours efficace.

Alda a également obtenu 2 victoires globales qui vont commencer à changer la situation du logement au Pays Basque : le vote du règlement de compensation qui empêche la transformation des logements habités à l’année par les gens d’ici en meublés de tourisme permanents de type Airbnb. Et la création par l’Etat d’un Comité de lutte contre les baux frauduleux en Pays Basque, une première en France.

Tout au long de l’année, l’association a dénoncé et multiplié les actions contre les pratiques illégales ou abusives de certains professionnels de l’immobilier, propriétaires sans scrupules ou agences véreuses, de grandes compagnies voire de multinationales comme SFR et Airbnb, ou certaines aberrations de l’administration. Avec à la clé, le plus souvent, des résultats.

Le changement d’échelle ne concerne pas que les avancées obtenues mais également le propre développement de l’association. Le journal Alda est passé de 20 000 à 35 000 exemplaires et est désormais distribué dans tous les quartiers populaires et immeubles HLM d’Iparralde, d’Hendaye à Mauléon. La décision prise à l’AG 2021 d’impulser un travail d’auto-organisation des habitants de certains quartiers a porté ses fruits : deux collectifs d’habitants se sont créés dans les quartiers HLM Cam de Prats et Habas à Bayonne. Des habitantes fondatrices de ces collectifs étaient à la tribune pour expliquer les avancées déjà obtenues et leurs revendications pour améliorer la vie dans leurs quartiers. Enfin, Alda a vu le nombre de ses membres se multiplier par 4, passant d’une centaine à plus de 400 en une année.

Le défi des élections HLM 

L’Assemblée Générale a également été l’occasion pour Alda de lancer sa campagne en vue des élections des représentants des locataires HLM qui auront lieu du 16 novembre au 6 décembre. Une première pour Alda, ces élections ayant lieu tous les 4 ans. Association affiliée à la Fédération DAL (Droit au Logement), Alda a pu présenter deux listes chez les plus importants bailleurs sociaux présents en Iparralde : Habitat Sud Atlantic et  Office 64. Une candidate Alda sera également présente sur la liste nationale du DAL chez CDC Habitat. Les candidats, tous locataires du parc HLM, ont ainsi pu présenter dans cette assemblée générale leur programme, notamment issu de diverses enquêtes et consultations des habitants et des témoignages recueillis dans les permanences d’Alda.

Le lundi 21 novembre, une conférence exceptionnelle sur le logement se tiendra à la grande salle Glain à Bayonne en présence de la directrice d’Oxfam et ancienne ministre du logement Cécile Duflot, le député, journaliste et essayiste François Ruffin, la responsable Europe de la Fondation Abbé Pierre Sarah Coupechoux ou encore le porte-parole et cofondateur du DAL Jean-Baptiste Eyraud “Babar”.

Si les locataires HLM accordent leur confiance à Alda, l’association aura des élus et pourra non seulement accéder à diverses instances et commissions, mais également verra son efficacité et sa légitimité renforcées en tant qu’association de défense des locataires du privé comme des HLM, auprès de ses interlocuteurs locaux ou nationaux.

2023, on ne s’arrête pas là ! 

L’Assemblée générale a ainsi élu le nouveau Conseil d’administration (2) et acté la mise en œuvre du Conseil stratégique d’Alda, organe d’élaboration stratégique réunissant les responsables des différents collectifs de quartiers, d’usagers, et des commissions.

Elle a également posé les jalons de l’année à venir :

  • renforcer le contre-pouvoir citoyen, notamment en développant le travail d’auto-organisation collective commencé dans les quartiers, et la future représentation des locataires HLM
  • assainir le marché de l’immobilier en 3 ans : les avancées obtenues ne sont que des premières étapes, et il faut continuer à se mobiliser pour garantir le droit de vivre et se loger au pays pour tous !  L’assemblée a également détaillé les objectifs de plaidoyer et de mobilisation de l’association sur les questions logement
  • et Alda donne d’ores et déjà rendez-vous à tous ses sympathisants à la grande manifestation du samedi 1er avril organisée par la plateforme Se loger au Pays-Herrian Bizi
  • faire face à l’afflux croissant des sollicitations car la crise sociale et le bouche-à-oreille laissent prévoir une explosion de ces appels à l’aide dans l’année à venir
  • renforcer  l’organisation et les moyens de l’association pour qu’elle assure avec toujours plus d’efficacité la solidarité concrète et la défense des habitants des milieux et quartiers populaires

(1) Lire le rapport moral détaillé :

RAPPORT MORAL ALDA OCT 2022

(2) Le nouveau Conseil d’administration élu est composé de : Malika Abidallah, Teddy Atlani, Laurence Beaufils, Ainize Butron (co-présidente), Loreline Cariteau-Bapsères, Aurélien Carrodano, Catherine Chantecaille, Xebax Christy (co-président), Jacques Echaniz, Magali Etcheverria, Txetx Etcheverry, Irène Ferreira, Malika Peyraut, Antton Pery, Séverine Lepage

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