L’institution au coeur du congrès d’EHBai

PrintFriendly and PDF

CongrèsEHBai

Le 1er Congrès d’EHBai se tiendra le samedi 26 novembre. Mais les textes proposés par l’actuelle Direction ont été diffusés aux adhérents qui ont pu en prendre connaissance lors de réunions locales tout au long du mois d’octobre.

Une feuille de route politique pour les quatre prochaines années et un nouveau schéma d’organisation interne, ce sont les deux objectifs principaux annoncés par le parti de gauche abertzale à l’heure d’ouvrir ce processus de Congrès.

Alors qu’il fête ses 15 ans cette année, EHBai entend changer d’échelle et s’adapter au nouveau contexte politique ouvert par les avancées politiques de ces dernières années.

Un document de 24 pages a été distribué dans la majeure partie des communes d’Iparralde à plus d’un millier d’exemplaires. Des textes qui fixent les orientations stratégiques pour les prochaines années ainsi que l’organisation proposée d’ici 2026.

L’évolution institutionnelle en haut de l’agenda politique

Le texte proposé par la Direction entend faire de la revendication institutionnelle du Pays Basque un sujet majeur. Organisé en tant qu’agglomération depuis 2017, le Pays Basque Nord existe ainsi administrativement. Si les abertzale gauche ont été moteurs dans l’obtention de cette structure, cela n’a jamais été la revendication du territoire. En effet, dès 2011, les acteurs sociaux et politiques de différentes tendances s’accordaient autour d’une proposition de création d’une Collectivité Territoriale à statut particulier. Face aux refus de l’État français, le choix tactique a été fait d’accepter l’agglomération comme un premier pas. La coalition considère que l’étape de la CAPB doit être réussie et entend poursuivre son engagement dans ce sens. Mais EHBAI pense également qu’il convient de reprendre un travail de sensibilisation au sein de la classe politique et à destination de la population pour faire entendre de nouveau la voie de l’évolution institutionnelle, afin de ne pas rester enfermé dans ce schéma organisationnel d’une agglomération qui est sous-dimensionnée par rapport aux enjeux du territoire, pas assez lisible pour les électrices et les électeurs puisque dépourvue du suffrage universel et déséquilibrée dans sa gouvernance et ses compétences. Sur ce point et sur beaucoup d’autres comme le logement, l’euskara ou le processus de paix par exemple, EHBai entend constituer des majorités larges et plurielles afin de parler d’une seule voie face à Paris.

Ouvrir la voie à plus de souveraineté

Cette évolution institutionnelle, appelée de ses voeux par EHBai, entend doter le territoire de plus de souveraineté. Ce concept s’entend bien sûr sur le plan politique en priorité. L’état français, ultra centralisé, a déjà montré ses limites pour répondre aux aspirations de la population d’Iparralde. La gestion de la pandémie, les fermetures aux frontières, les aides aux grandes entreprises ou encore la réforme de la PAC, sont autant d’exemples récents de gestion française de sujets ayant un impact immédiat sur le quotidien des habitants d’Iparralde et qui, appliqués uniformément à l’échelle de l’hexagone, deviennent de véritables freins ou obstacles dans la vie de tous les jours. Mais la souveraineté est globalement au coeur du projet de société défendu par EHBai. Car elle doit s’appliquer dans tous les champs d’action du mouvement. Énergétique, alimentaire, sociale, les déclinaisons possibles et souhaitables sont sans limite. Un travail profond de renouvellement du programme politique d’EHBai est souhaité, avec le texte proposé au débat des militants et la future Direction aura donc ce mandat de mise à jour programmes à l’issue du congrès.

Les élections de 2026 dans le viseur

Tout au long du dossier, l’accent est mis sur un nécessaire équilibre à trouver entre l’activité menée par EHBai dans les institutions. La progression électorale connue ces dernières années a multiplié le nombre d’élus et met donc le mouvement abertzale face à de nouvelles responsabilités institutionnelles. Cela ne doit pas se faire au détriment du travail idéologique, aux luttes sectorielles que le mouvement peut partager avec d’autres secteurs. Une période électorale plus légère (sénatoriales en 2023 et européennes 2024) s’ouvre pour les prochaines années. Une excellente occasion d’anticiper les élections municipales et communautaires de 2026. Ce n’est pas une surprise, même si EHBai n’est pas directement présent à ces élections, les militants, dans les communes, participent et impulsent des plateformes aux contours souvent plus larges. Si les sénatoriales et les européennes feront l’objet d’un vote orientatif le jour du congrès, les élections municipales de 2026 prennent une place importante dans la feuille de route 2022-2026 proposée au vote.

Un nouvel organigramme

Tout au long du texte politique du congrès, la Direction actuelle d’EHBai détaille les défis majeurs qui attendent le mouvement abertzale pour les prochaines années. C’est de cette feuille de route politique qu’ont été déclinés des principes et objectifs organisationnels pour le futur. Ces dernières années, EHBai a connu quelques moments de débats internes qui laissent penser que le mouvement abertzale de gauche grandit et gagne en maturité. C’est donc en toute logique que l’organigramme interne doit évoluer pour mieux répondre aux enjeux actuels et projeter le mouvement vers l’avenir. Dans ce sens, une proposition de nouvelle organisation concernant principalement la Direction et les groupes de travail est mise en débat.

Les votes sont déjà ouverts aux adhérents d’EHBai et aux personnes qui adhèrent au congrès moyennant une cotisation ponctuelle de 20 €.

L’outil informatique barneinfo.ehbai.eus permet aux participants de voter, suivre les débats et participer au processus.

Enfin, la matinée du 26 novembre permettra de procéder aux derniers votes et notamment à l’élection de la nouvelle Direction.

3 Commentaires

  1. ANTTON B
    Publié le 18/11/2022 à 23:38 | Permalien

    Il existe un véritable TABOU dans le mouvement Abertzale en Pays Basque Nord . Un TABOU qui nous détruit de l intérieur et qui a terme risque de faire imploser EHBai et conduire une partie de la jeunesse Abertzale vers la révolte .
    Un TABOU qui porte le nom : INDEPENDENTZIA
    De quoi avons nous peur ??
    Que Henri Levréro ou Claude Olive monte sur un cheval blanc avec le blason du coq Gaulois pour créer un front anti-indépendantiste suivie de manifestation . Et bien qu’ils le fassent , et les gens se rendront compte qu’ils n’ont aucun projet pour le Pays Basque .
    Contrairement a nous !!
    Voila notre projet :
    – Le retour du droit foral .
    – Un parlement législatif de 60 députées .
    – Un gouvernement Basque .
    – La totalité des impots , taxes , et cotisations qui restent en Pays Basque .
    – L’officialisation de la langue Basque .
    – La nationalisation de la Banque Postale , pour en faire la 1er banque du pays .
    – Et des centaines d’autres projets …

  2. Mizel E
    Publié le 20/11/2022 à 15:40 | Permalien

    moi je nationaliserais plutôt en premier la BAMI, les caisses en sont mieux remplies

    • ANTTON B
      Publié le 23/11/2022 à 09:51 | Permalien

      Non la BAMI ne sera pas nationaliser . Parce que la BAMI est la seul banque du Pays Basque Nord , dont les patrons sont de se pays et dont le siège social est ici . Donc elle sera protéger par la loi pour lui permettre de se développer d abord ici et ensuite a l’internationale .
      La Banque Postale sera nationaliser pour en faire la 1er banque du pays . L’ objectif est de faire en sorte que 60 a 70% de la masse monétaire du pays basque soit dans ces coffres . Toutes la population du pays basque et entreprise auront un compte dans cette banque publique . Chaque versements de salaires de fonctionnaires , versements retraites , allocations , subventions ( PAC , entreprises ) , arrets maladies , de la part du gouvernement Basque ou institutions iront sur votre compte banque publique . Tout les versements impots et cotisations seront payer et iront dans les comptes gouvernementaux de la banque publique . Le gouvernement aura donc plus de faciliter a emprunter avec la banque publique que sur des banques privés . Mais la liberté banquaire sera toujours la puisque les gens auront la possibilité de faire des virements sur leur banque privé . Les salaires du secteur privés iront aussi dans la banque de votre choix .
      La banque publique fera aussi assurances et mutuelles santés et retraites , pour assuré une souveraineté et protéger les clients !!!

  • Newsletter



  • Soutenez Enbata

    En-kiosque2015-05-FR

    Soutenez Enbata ! A partir de 40€, recevez chaque mois Enbata magazine dans votre boite aux lettres.

    Abonnez-vous / Soutenez-nous

  • Thématiques

  • Mots-clés

  • Vidéos

    video