Nouvelle mandature

PrintFriendly and PDF
Pantxoa Bimboire
Pantxoa Bimboire
Gérant Sarl (chocolat), conseil de surveillance d’une SA, vice président Chambre de Commerce Bayonne Pays Basque (chargé de l’industrie), élu Chambre de Commerce Régionale (commission finances), administrateur de banque (Société Locale Caisse d’Epargne Pays Basque), adhérent Lantegiak (association des entreprises et entrepreneurs Pays Basque).
D'autres articles

CCI-MAndature-CAPB

Le Président a été élu et la gouvernance est constituée, meilleure réussite à l’équipe et longue vie à la première collectivité dont le périmètre est le Pays Basque. Après avoir été fortement attaquée lors de sa création, il est à espérer que, d’années en années, elle développera de mieux en mieux ce pourquoi elle a été créée une stratégie de développement et de mieux vivre ensemble ici.

Des améliorations souhaitées

Peut-être m’est-il autorisé de formuler quelques pistes de progrès (à mon humble avis) à l’équipe dirigeante.

  • Un meilleure collaboration avec la CCI Euskal Herri :

Ainsi que cela se fait dans d’autres territoires de la Nouvelle Aquitaine, des conventions sont passées entre les collectivités (EPCI, municipalités) et les CCI des territoires concernés. C’est aussi le cas ici. Il faut souhaiter, s’agissant du même périmètre que ces collaborations s’améliorent et se renforcent, tout en gardant le partage des rôles : stratégie et décisions pour la collectivité, mise en place auprès du tissu économique pour la CCI.

  • Une meilleure adaptation charge capacité pour les équipes :

Les ressources fiscales de notre CCI sont passées en 4 ans de 5 à 2.2 millions d’€. Il a fallu s’adapter (réduction des effectifs, formation pour polyvalence, filialisation de secteurs non relevant de la ressource fiscale, etc…). La collectivité a “récupéré” les effectifs des 10 collectivités antérieures et pour son premier mandat, procédé à une embauche importante. Elle a aussi dû faire face, en même temps, à des mouvements sociaux (fort heureusement rares). Le pacte initial (Préfet et 3 chambres consulaires) prévoyait une stabilité voire réduction d’effectif (en particulier sur les fameux doublons des syndicats de gestion, nous avons en mémoire les éléments du Préfet qui pointait les plus de 50 syndicats de gestion). Il y a donc, peut-être, un effort à faire dans ce domaine.

  • Un directeur général :

Nous l’avons appris dans ces trois années. Il y a eu des difficultés pour trouver la personne pouvant être le directeur général. A l’heure ou je rédige ce billet, je ne sais pas s’il est nommé. C’est compliqué pour un Président de gérer ce problème, sans doute souffre-t-on des “mauvaises habitudes” du passé et des difficultés d’intégration, mais cette difficulté au sommet de la hiérarchie d’exécution devrait être réglée. Elle ne donne pas une bonne image de la collectivité et les cadres de la structure devraient le comprendre.

  • Une certaine décentralisation de la décision:

Cette remarque tient plus du ragot. Je n’ai ni preuve ni certitude. Mais certains observateurs plus ou moins intentionnés ont soulevé que l’exercice du pouvoir était relativement solitaire. A la décharge de ce propos non validé, je me permets d’ajouter que les trois premières années d’exercice sont nécessairement des années ou les décisions sont quelque fois prises sans beaucoup de recul ni d’historique.

  • Une vigilance sur les taxes aux entreprises :

Les entreprises du Pays Basque (35.000, 22.000 CCI et 13.000 CM) doivent dégager des bénéfices pour payer les salariés, investir, créer, satisfaire ses clients, se développer, tout en respectant la législation… Bref pour assurer leur pérennité, elles sont habituées à être vigilantes sur leurs postes de dépense. L’épisode de la taxe transport a marqué les esprits car dans le même temps, la collectivité procédait à ses embauches. Cette vigilance sur les taxes devra être permanente, pour rétablir la confiance entre la collectivité et une partie des entreprises qui l’avait perdue.

  • L’acquisition de compétence :

Quel lecteur d’Enbata serait contre l’acquisition de compétence donc l’accroissement de l’opérativité de la collectivité. La dernière compétence “agricole” est, bien entendu, primordiale. Mais il faut maintenant stabiliser le système afin d‘éviter une “sortie de route”. Il vaut mieux, pour 2 à 3 ans au moins, faire bien avec consensus et cohérence. Du moins, c’est mon avis.

  • Vers le suffrage universel :

Les sénateurs avaient “bloqué” M. Valls qui souhaitait enlever les départements des multicouches de gouvernance de l’Etat. Ils ont aussi “retoqué” la possibilité d’élection au suffrage universel dans les collectivités. Il faut pourtant que notre collectivité trouve une issue ou une modification statutaire pour qu’elle accède à ce mode d’élection. L’idée de collectivité passera beaucoup mieux auprès de ces habitants si la nomination de son Président s’opère “programme contre programme”. En filigrane, ne pas être trop naïf sur le fait que la “guerre” collectivité contre département continue et que la vision “macronienne” de la décentralisation s’appuie plus sur les départements que sur les autres structures (Région, Collectivité).

Précautions d’usage : Je ne souhaite pas ici critiquer la gouvernance passée, le rôle du Président a été compliqué car tout était à créer. Je me permets de l’encourager pour les années futures. Jo aintzina eta gero arte. 

  • Newsletter



  • Soutenez Enbata

    En-kiosque2015-05-FR

    Soutenez Enbata ! A partir de 40€, recevez chaque mois Enbata magazine dans votre boite aux lettres.

    Abonnez-vous / Soutenez-nous

  • Thématiques

  • Mots-clés

  • Vidéos

    video