Le scoop de la campagne

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EuroCité

« On nous a aussi parlé de cette conurbation Bayonne-St-Sébastien “cité” de 600.000 habitants dont rêvent certains. Ce serait, à n’en pas douter, le noyau du futur Los Angeles basque… »

Voir les compléments d’information apportés par Xipri ARBELBIDE en date du 24 avril en fin de cet article.

Cette campagne électorale m’a semblé avoir touché des problèmes de fond.

On a parlé d’emploi. Quitte à me faire qualifier d’iconoclaste, je ferai remarquer qu’il s’agit là d’un faux problème. Selon l’INSEE en 1999 il y avait 94.000 emplois sur l’arrondissement de Bayonne. Dix ans après 113.000. Soit 19.000 de plus. Les chômeurs qui étaient 14.300 (9,1%) étaient encore 12.500 dix ans après (7,2%): baisse en chiffres absolus et en pourcentage. Mais voilà le mystère. Comment se fait-il qu’à la suite d’une augmentation de 19.000 emplois, le chômage n’ait diminué que de 1.700? Chose d’autant plus étonnante que le solde des naissances sur les décès est négatif ! Il n’y a de problème de chômage ici que parce que l’on importe des chômeurs. Une des conséquences de cette immigration est que l’on grignote sans fin les terres agricoles. Il y a déjà un déficit de logement et on alimente ce déficit.

Le problème de logement a lui aussi été abordé au cours de la campagne. Si Anglet a promis de passer le pourcentage des logements sociaux des 10% actuels à 18%, à deux points des 20% exigés par la loi, bien des candidats sont restés très vagues sur la question. A Biarritz, Urrugne, Saint-Jean-de-Luz et ailleurs, on trouve du terrain pour la halle d’Iraty, la Cité de la Mer, les résidences secondaires et pour tous ces hangars dont le président de la CCI rêve de couvrir les espaces verts (comprendre : inutiles) du Pays Basque. Mais pas pour les logements sociaux. Nous sommes en démocratie et tout choix politique est défendable, y compris celui du bétonnage.

Le problème c’est que chez nous on passe cette alternative sous silence. La seule chose que l’on nous dit : il faut créer des emplois pour lutter contre le chômage. Et la création de l’emploi devient le dogme absolu. La priorité absolue. Mais personne ne dit aux gens : “Nous avons assez d’emplois. Désirez-vous que l’on en crée encore plus, quitte à faire de vos villages des urbanisations avec feux rouges, pollution, problèmes de stationnement sinon de délinquance”.

La preuve que l’on ne joue pas cartes sur table c’est ce scoop passé inaperçu pendant la campagne : la population du SCOT Seignanx-Pays Basque, augmentera de 35.000 habitants d’ici 2025. Cela fait une immigration d’environ 3.000 habitants par an. Et personne n’a parlé de cela pendant la campagne. Où logera-t-on ces 35.000 habitants si ce n’est sur des hectares encore pris sur l’agriculture. Où construira-t-on les écoles et tous les services nécessaires à cette nouvelle population si ce n’est encore sur les
terres enlevées à la production de nourriture?

On nous a aussi parlé de cette conurbation Bayonne-St-Sébastien “cité” de 600.000 habitants dont rêvent certains. Ce serait, à n’en pas douter, le noyau du futur Los Angeles basque traversé par une douzaine d’autoroutes, couvert par un nuage de pollution rouge et dont on nourrirait la population de lait produit dans les concentration de milliers de vaches laitières de Californie, nourries aux OGM. Ou pourquoi pas, du lait Chinois à la qualité proverbiale. On vend déjà des haricots chinois sur la rue piétonne de Bayonne: 8.000 km de Bayonne à Pékin plus 2 ou 3.000 de Pékin au champ, combien gagne le paysan? Et quelle pollution en route! Pratiquement rien sur l’environnement alors que nous venons de goûter aux inondations et que nous avons expérimenté ce dont sont capables les fureurs de la mer qui a grignoté une quinzaine de mètres sur la côte Aquitaine.

Quand aurons-nous des politiques qui nous diront TOUTE la vérité : ils donnent l’impression de vouloir vendre le Pays Basque quitte à l’étouffer, pour mieux garnir leurs portefeuilles d’actions. Comment se fait-il qu’à l’île de Ré il est possible de ne plus délivrer de permis de construire et qu’ici, nous dit-on, on est forcé? Par qui?

COMPLEMENTS DATES DU 24 AVRIL :

L’exploitation des émigrés.

Suite à un certain nombre de réactions, en général en dehors de la question et pas motivées pour aucun d’entre eux, voici quelques mises au point

1 – La question est de savoir pourquoi on crée des postes de travail, là où il n’y a pas de travailleurs et non là où il y en a. Une machine-outil ne souffre pas d’être installée au Mali ou à Maignon. Etre obligé de quitter son pays et sa famille, c’est un arrachement pour un être humain. Dramatique quand on risque de laisser sa peau dans la traversée du Sahara, de l’Atlantique ou de la Méditerranée. Ou sous les balles des gardes civils de Ceuta ou Melilla comme cette douzaine descendue pendant la semaine sainte, sans faire de gros titres. Que mes contradicteurs donnent une réponse à cette question.
Je suis contre l’émigration pour cette raison. S’il y a quelques aventuriers qui veulent venir ici, bien sûr qu’ils seront accueillis. De même que ceux qui viennent contraints et forcés. Mais je trouve qu’il s’agit d’une injustice insupportable que de les réduire à cela. En plus en se donnant bonne conscience : « Je ne suis pas comme Le Pen. » J’ai connu de très près en Côte d’Ivoire les milliers d’émigrés Burkinabé qui étaient dans les plantations de bananes et d’ananas sur ma paroisse. Tous les vieux bergers américains que j’ai interviewés dans le temps m’ont dit qu’il ont pleuré dans la solitude du désert. Cela, les partisans de l’immigration s’en foutent.

2 – La raison profonde de ces déplacements de population, c’est la course à la croissance, POUR NOUS, riches. Aux dépens des pauvres. Croissance du PIB ici. Simon Charbonneau parlait dans S.O du 16 avril dernier de « notre modèle de croissance économique fondé sur l’illusion de son éternité à travers le monde« . Illusion qu’il qualifiait de « credo« . Pour les décideurs, croissance de leurs dépôts dans les paradis fiscaux tels Guernesey, Jersey , Man ou Luxembourg… Croissance de leur pouvoir, politique ou économique: quand la population d’une commune augmente de 20 ou 30%, le maire prend plus d’importance. Rousset rêve de son Bordeaux dépassant le million d’habitants: le vicomte deviendrait baron! Qu’est-ce que cela apporte aux habitants? L’an dernier, malgré la crise, le CAC 40 a progressé de 18%, le Dow Jones de 26,5% et Tokyo de 57% . Du jamais vu depuis 40 ans. Ce ne sont pas les immigrés qui jouent en bourse. Ceux qui y jouent ne peuvent le faire sans les immigrés.

3 – Une des conséquences de la croissance économique : la croissance de la pollution alors que tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut tout faire pour la diminuer. Au Pérou, la calotte glacière des Andes a disparu en 25 ans. Ici, cet hiver, la côte a reculé de 45m à La Teste, de 35 à Soulac, de 32 à Seignosse, de 25 à Hourtin, de 12 à Ondres (S.O. du18/4) Qu’en pensent nos apprentis sorciers? Qu’il faudra construire des barrages tout au long de la mer, que cela créera des emplois (venus d’ailleurs); pour ceux-ci, il faudra construire des logements (nouveaux emplois), qui seront des clients supplémentaires pour les commerces, lesquels créeront encore des emplois etc… A quelque chose malheur est bon!

Xipri Arbelbide

P.S. Mercredi denier c’était le premier anniversaire, (oublié) de la mort tragique de ces 1227 Bengali écrasés sous leur usine bon marché où ils travaillaient à 40€/mois, nous fournissant des Addidas et des Nike à moitié prix pour nous permettre de dépenser le reste ailleurs. C’est là que la Chine délocalise. Car la Chine aussi délocalise. Que l’économie mondiale est bien organisée! Pour un des sept milliards d’humains. Le reste…

14 Commentaires

  1. Publié le 07/04/2014 à 15:25 | Permalien

    A méditer.
    Réagir et ensuite agir ?
    Laster @rte [email protected]

  2. Amatto
    Publié le 07/04/2014 à 18:18 | Permalien

    Affligeant de connerie. Votre raisonnement est un plagiat du mot d’ordre frontiste des années 80 : « Un million de chômeurs, c’est un million d’immigrés en trop. Les Français d’abord ». Suffit juste d’adapter les chiffres et de remplacer Français par Basques. #jevaisvomir

  3. Joritz Larraza
    Publié le 08/04/2014 à 16:03 | Permalien

    Je vois pas en quoi c’est « affligeant de connerie. »

    Au contraire, mis à part l’analyse du mécanisme de résorption du chômage que je ne partage pas je trouve que pour une fois on parle d’un sujet de fond.

    Et ce sont bien les abertzale qui font l’autruche en niant la colonisation de peuplement à laquelle nous sommes soumis qui sont affligeants de connerie. En Polynésie ce fait est avéré, en Kanaky aussi, et en Corse également. Ces peuples luttent actuellement contre ce processus d’assimilation démographique.

    Dans tous ces territoires sous administration française les pouvoirs locaux luttent contre l’arrivée d’immigrés français pour plusieurs raisons, dont les deux principales sont une pression foncière exercée sur les terres indigènes contraignant à l’exode les populations autochtones, et surtout la mise en place d’un corps électoral faussé:
    Un français qui vient vivre sur la « Côte basque » n’en a rien à faire de notre Histoire, cultures et revendications. L’écrasante majorité ne votera jamais abertzale, nous privant ainsi de la victoire par les urnes et puisque c’est le chemin qui a été choisi.

    Solution: établissement d’un statut de résident, 15 ans passés en Euskal Herri donnant les droit de citoyen. Mieux que le droit du sang celui de communauté de destin.Mais ça passe par une collectivité territoriale aux compétences assez larges et à la dynamique efficace pour que Paris accepte ça.

    Nous avons la malchance d’êtres blancs de peau, si on avait vécu sur une lointaine île du Pacifique, les propos de monsieur Arbelbide ne vous auraient pas choqué. Assez consternant en effet.

    • Gorri
      Publié le 12/04/2014 à 00:14 | Permalien

      A la « petite » différence près que ce sont des colonies ultra-marines, alors que si Ipar Euskal Herria l’est par certains aspects, elle est avant tout une (petite) partie de la métropole impérialiste « française ».
      Le mouvement de libération nationale basque a résolu ce problème il y a déjà 50 ans : est Basque celui qui vit et vend sa force de travail au Pays Basque. Cela n’inclut pas les forces d’occupation policière, les bourgeois et les riches retraités étrangers, les résidents secondaires.
      Les travailleurs immigrés ne sont pas des colons en Euskal Herria, alors qu’une partie (fonctionnaires surtout) l’est au moins par certains aspects en outre-mer, par les AVANTAGES qu’ils ont sur le peuple autochtone (par leur nombre aussi, colonie de peuplement effectivement), tandis que les travailleurs immigrés venant des néo-colonies africaines, latino-américanes et asiatiques ne sont évidemment pas des colons dans les Antilles, Corse, Réunion, île Maurice etc, au contraire ce sont comme dans la métropole la frange la plus opprimée et exploitée des classes populaires.

      Bref, analyse scientifique…

      • Xan
        Publié le 15/04/2014 à 09:51 | Permalien

        Agur gorri,
        Excuse mon ignorance, mais je ne comprends pas la notion  » vendre sa force de travail au pays basque ». Est-ce que les ouvriers de chez dassault à anglet par exemple vendent leur force de travail au pays basque? Si le mouvement de libération nationale d’ il y a 50 ans pouvait m’éclairer…
        Esker mila.

        • Gorri
          Publié le 20/04/2014 à 18:22 | Permalien

          Evidemment !
          Mouvement d’il y a 50 ans, et même d’il y a 5 ans…

  4. Xipri Arbelbide
    Publié le 08/04/2014 à 20:05 | Permalien

    Au courageux anonyme, alias amato,
    Je vous recommande de relire tout l’article. Jamais je n’ai dit que les immigrés nous volaient des emplois. Je dis au contraire que l’on crée chez nous des emplois pour des chômeurs qui n’existent pas.
    Par ailleurs, vous n’avez pas lu le passage suivant : »Nous sommes en démocratie et tout choix politique est défendable, y compris celui du bétonnage. »
    Si démocratiquement il est décidé que le Pays Basque est destiné à devenir un nouveau Los Angeles de Hendaye à Mauléon,, je m’incline devant la majorité
    Mais tout cela se passe sous table, en dehors de nous, sans qu’il y ait aucun plan proposé à la décision démocratique. Qui a parlé de cela durant la campagne?
    Quand on nous dit que l’on crée des emplois pour les chômeurs, je maintiens que l’on nous ment. On fait venir d’ailleurs des gens pour remplir les postes créés et qui n’ont pas preneurs ici. Ceux qui créent ces postes le savent très bien
    .
    Il y a quelques dizaines d’années on avait créé Herrikoa pour que les Basques puissent vivre et travailler au Pays. Ailleurs, ils ont également ce droit, qu’ils soient Francais, Nord Africains ou noirs. C’est parce qu’en Europe un certain nombre de gens détenant le pouvoir, compte sur l’émigration de la misère que l’on crée ici et non chez eux des centaines de milliers d’emplois quitte à les forcer à s’arracher à leur terre et à leur famille pour venir ici. Quand ils ont la chance de ne pas être engloutis par l’Océan entre l’Afrique et les Canaries ou Lampedusa; ou que les gardes civils ne les descendent pas au barrage de Melillla
    Mon contradicteur est pour l’immigration. Ayant vécu 12ans en Afrique je suis contre, car il s’agit d’une mise en coupe des pauvres par les riches. Ils « fabriquent » les enfants que nous ne faisons pas, les élèvent, les envoient à l’école et quand ils sont mûrs pour le marché, ils viennent chez nous, prêts à travailler sans qu’il ne nous aient coûté un copec. Voilà un trafic rentable. Et comme « nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde », dixit un socialiste célèbre, on leur propose l’immigration sélective : »Envoyez-nous des médecins! » Déjà qu’ils en maquent! Nous instituons un numerus clausus dans nos facultés et on manque de médecins; aux nègres et aux arabes de nous les fournir gratis. Cela coûte moins chers que de créer des places dans les facs de médecine et cela diminue le déficit de la France … et nos impôts.
    Globalement je pense que nous sommes dans l’impasse avec le dogme de la croissance, pour la simple raison que la terre est limitée. La fuite en avant ne peut que nous conduire à la catastrophe, pour nous et les pays qui nous fournissent ces immigrés, et qui n’y sont pour rien.

    XIPRI

  5. Kepa
    Publié le 09/04/2014 à 09:43 | Permalien

    Je ne suis pas toujours d’accord avec Xipri, mais il faut saluer sa lucidité ainsi que celle de Joritz. Si Amatto tu ne sais pas ce qu’est le concept de colonie de peuplement, regarde les évènements récents de Crimée et à venir en Ukraine. Pourquoi d’après toi, les fonctionnaires français qui prennent leur retraite dans les colonies, pardon dans les Dom-Tom, ont-ils leur retraite majorée ? Je reprends à mon compte ces deux phrases de Joritz, en espérant qu’elles feront réfléchir le maximum de monde et surtout.. nos élus abertzale. ..Et ce sont bien les abertzale qui font l’autruche en niant la colonisation de peuplement à laquelle nous sommes soumis qui sont affligeants de connerie. …Un français qui vient vivre sur la « Côte basque » n’en a rien à faire de notre Histoire, cultures et revendications. L’écrasante majorité ne votera jamais abertzale, nous privant ainsi de la victoire par les urnes et puisque c’est le chemin qui a été choisi. Et que dire alors du problème linguistique ?…..

  6. pantxoa
    Publié le 09/04/2014 à 14:06 | Permalien

    le post de Joritz Larraza est hélas la démonstration par l’absurde de la véracité du commentaire d’amatto .

  7. pantxoa
    Publié le 09/04/2014 à 14:34 | Permalien

    je suis profondement abertale mais hautement navré des commentaires de certains ici, qui n’ont d’ailleurs rien à voir avec l’article en question.

    ça parle de colonies de peuplement, de votes faussés par la présence de français qui ne seront jamais basques etc. Une réthorique typiquement d’extreme droite qui n’a rien à faire dans l’abertzalisme de gauche.

    C’est d’autant plus triste que cette logique peut tout aussi bien s’appliquer aux millions de basques de l’étranger forcés à l’exil par le système inégalitaire de l’etxe, y compris en nouvelle calédonie (kanakie) où les descendants de basques représentent 20% de la population caldoche (les dits colons selon certains).

    Impliquer la défaite de ce certaines listes abertzale au vote français est aussi faux qu’illogique . Dans l’immense majorité des petites communes de basse navarre et de soule, les basques euskaldunak sont largement majoritaires sans pour autant que les abertzale soient élus à tous les coups. L’histoire conservatrice d’iparrale marquée par les blancs et les rouges (aujourd’hui la droite et la gauche) sont des biais de divergences électoraux beaucoup plus puissants que la présence ou non de français dans ces communes.

    en résumé, méfions nous des simplismes victimaires et construisons un pays basque ouverts et tolérants pour toutes et tous!

    • Mizel
      Publié le 09/04/2014 à 18:53 | Permalien

      arrunt ados zurekilan Pantxoa !

  8. Kepa
    Publié le 10/04/2014 à 19:35 | Permalien

    Pantxoa, totalement d’accord avec ta dernière phrase, … en résumé, méfions nous des simplismes victimaires et construisons un pays basque ouverts et tolérants pour toutes et tous!
    Ce Pays Basque, il aura quelle langue et quelle culture ? Moi cela ne me poserais aucun problème que des gens viennent vivre au Pays Basque, si nous avions les mêmes lois linguistiques qu’au Canada. Que diraient les français si les canadiens traitaient la langue française comme ils traitent le basque ?
    Tu te trompes, ce n’est pas l’etxe, ni le droit d’aînesse qui ont forcé des millions de basques à l’exil, ce n’est qu’une des causes, mais bien l’occupation par la force de leur territoire par leurs démocratissimes voisins. L’émigration de masse, certains historiens parlent d’exode date d’après la révolution française et pendant tout le XIX° siècle.
    Tu sors d’où que 20% des caldoches sont d’origine basque ?
    Accuser ceux qui posent des questions d’être d’extrême droite est un peu facile pour éviter de répondre à des inquiétudes légitimes sur l’avenir de notre pays.

    • pantxoa
      Publié le 11/04/2014 à 20:17 | Permalien

      les inquiétudes identitaires sont évidement parfaitement légitimes et en rien spécifiques au pays basque , reste que la réthorique énoncée ci dessus est totalement opposée à l’abertzalisme de GAUCHE et a tout d’une logique d’extreme droite, que tu le veuilles ou non. La victimisation est un cancer, elle sert de cache-sexe pour masquer nos propres faiblesses. Bien sur que l’inégalité et les injustices dans la succession de l’etxe sont largement responsables de l’exil des cadets, ce n’est pas en faisant l’autruche à ce niveau et en imputant tous nos malheurs aux autres (au sens large) que nous construirons euskal herri .

      l’histoire est ce qu’elle est qu’on le veuille ou non, les basques ont autant été colons que colonisés . De saint pierre et miquelon en passant par la kanakie , le nevada, l’argentine etc les basques ont eu aussi eu recours à l’émigration pour s’assurer un avenir meilleur. L’etat jacobin a largement dépecé nos identités MAIS il nous a tous permis d’avoir une instruction et une qualité de vie que nos ancetres n’auraient jamais revé, la aussi que l’on le veuille ou non

      vaste débat en perspective :)

      • Kepa
        Publié le 12/04/2014 à 09:39 | Permalien

        Vaste débat en effet !
        Je ne t’ai pas traité de facho de gauche et je n’admet pas que tu dises que dans ce débat quelqu’un professe des idées d’extrême droite. C’est une pirouette pour éviter de répondre aux questions posées.
        Je te répète que tu te trompes quand tu affirmes que c’est l’organisation pour préserver l’etxe qui est la cause de l’émigration. C’est parce que les basques n’ont pas pu, pas su (?) avoir un Etat qu’ils ont été obligés d’émigrer, comme les bretons, irlandais, écossais…etc…Oui, il y a eu le dictateur Pinochet Ugarte et le père du mouvement ouvrier chilien s’appelait Emilio Recabarren. Les basques n’ont pas été meilleurs ni plus mauvais que d’autres.
        Le terme victimisation est employé à longueur de journaux dans la presse espagnole quand ils tordent le cou aux principes démocratiques pour maintenir les basques ou les catalans sous leur domination. Et c’est aussi le terme préféré des Turcs quand ils parlent des Arméniens. C’est rigolo, non ?
        J’adore ta dernière phrase que j’ai souvent entendu dans la bouche des jacobins!!!
        Alors comme ça tu crois que si les basques avaient été indépendants, dans ce pays on serait morts de faim, on n’aurait pas eu d’écoles, pas de routes, pas d’hôpitaux, on aurait continué à souffler dans des os de rennes pour faire de la musique etc.. Bref, tu crois que la modernité ne pouvait venir que de la France.
        A mon tour de risquer une affirmation, je pense que tu es plus franchouillard de gauche que abertzale.
        Pasa egun on bat.

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