Xipri Arbelbide


Le droit à la messe

Le monde catholique a été secoué :"Plus de messes le dimanche" a décidé le gouvernement Aussitôt les protestations se sont levées, depuis les manifestations devant les églises jusqu'aux appels de certains évêques dont le Président de la Conférence des évêques de France. (...) Une chose m'a fait plaisir. Nos évêques n'ont pas eu peur de publier des communiqués assez éloignés les uns avec les autres, les uns déplorant même les positions prises par d'autres. Dans la religion il y a les vérités fondamentales qui ne changent pas, telles que la foi en Dieu, en Jésus Christ, en l'Evangile etc... A côté de cela il y a des pratiques qui varient d'un siècle à l'autre, d'un pays à l'autre, d'un pape à l'autre même...

Chez nous, bien des villages ont la messe tous les quinze jours, tous les mois, une fois par trimestre, quand ce n'est pas épisodiquement, pour les enterrements... tant que l'on ne s'en sera pas déchargé sur les laïcs. A force de ne pratiquer qu'un dimanche sur deux, trois, dix, les gens prennent l'habitude de ne plus pratiquer du tout. Inutile de se fâcher contre eux, c'est la réalité avec laquelle nous devons faire. Et c'est ainsi que nous vidons nos églises bien plus que par la baisse de la foi. Sans aucune intervention de M. Macron. Et sans protestation d'aucune sorte. (...)


Assassinat et liberté

Je n'étais pas à la manif de l'autre jour alors qu'en 2015 j'avais été un des quatre millions descendus dans la rue pour manifester notre indignation contre l'assassinat de 20 personnes dont les victimes de Charlie. C'est l'horreur de ce massacre qui nous avait choqués. Comme d'autres, je n’étais pas sorti dans la rue pour approuver les caricatures iconoclastes de Charlie avec lesquelles je n'étais pas du tout d'accord, mais pour protester contre ce massacre. La vie est le bien le plus appréciable dont nous jouissons et nul n'a le droit de nous l'enlever. Notre respect de la vie est tel que nous avions manifesté malgré notre désaccord total avec Charlie.

Il y a des choses que tous doivent respecter si nous voulons vivre en paix entre nous, au nom du vivre ensemble. Personne n'approuvera de tags contre une synagogue, une mosquée, une église ou un monument aux morts. Charlie ignore le respect. Il avait voulu couvrir de ridicule Mahomet, et il blessait des centaines de millions de musulmans, suggérant de plus, qu'un disciple de Mahomet est un poseur de bombe en puissance. Alors que la très grande majorité des victimes des extrémistes islamistes sont des musulmans. (...)


Inspecteur menteur

J'ai réussi à me procurer une copie de la lettre que Monsieur François Xavier Pestel, "Inspecteur d'Académie, directeur académique des services de l'éducation nationale" a adressé à la mairie de Saint-Pierre-d'Irube pour lui faire savoir qu'il ne lui était pas possible d'autoriser de nouvelles expérimentations d'enseignement immersif en langue basque.

Voici exactement ce qu'il écrit : "La Constitution de 1958 en son article 2 prévoit que l'instruction obligatoire est dispensé en français, "Langue de la République."". Vu mon âge, je reconnais que j'ai des trous de mémoire. Je me suis donc précipité sur le texte même de la Constitution. (...)


Bizi guzi militante

Ez naiz oroit nola ezagutu nuen Mattin: garai haietan hain abertzale eta euskaltzale guti ginen non denek elgar ezagutzen baigenuen. Denetan beti berak ginen. Gaur, zenbaitek ez dakite nondik heldu giren! Bainan oroit naiz Uharten nintzelarik, Mende Berri-k muntatu bi ikastalditarat deitu ninduela, irakasle bezala: bat Baionan, geroago hubiletik ezagutu behar ginuen Passemillon karrikan, bestea Behaxkanen antolatu barnetegi batetan.

Hitz batez, bizia bestentzat eman duen militanteetarik izan da, seminarioan sartzea hautatu zuenetik: eta Mende Berri, ikastaldiak, Lauburu, Gure Irratia, Santandreko giristinoak eta bestetan gaindi. (...)


La baguette magique de Moïse

Plus d'un mois que nous sommes confinés. "Aussi cons que fins", traduit un de mes copains. Notre finesse est incontestable. Dans ma courte vie, chaque jour plus proche de la centaine (mais qu'est-ce à côté de ces millions de siècles de la création, selon les astrophysiciens !) j'ai vu apparaitre eau courante, électricité, bicyclette, vélomoteur, aéroplane, téléphone... A l'école, dès que l'on entendait un bruit de moteur on se précipitait sur le mur de la cour : une auto ! L'événement de la semaine !

Depuis, nous avons fait un sacré chemin ! Et ce n'est pas fini. Certains ont déjà réservé un billet pour la stratosphère, brûlant d'envie de prendre des photos du globe, autres que celles de Google. Ça se démocratisera comme le reste. L'homme, maître souverain, on y est arrivé ! Et voilà cette saloperie de fièvre chinoise ! Il parait que des scribouillards au service de l'ONU avaient gentiment averti les Anciens des Grandes Écoles (AGE) qu'ils servent au doigt et à l’œil.(...)


Les projets croissants de nos élus

La conjonction nouvel an /campagne électorale nous a permis de lire une longue littérature sur les réalisations et les projets de nos élus. Jetons un coup d’œil sur deux points importants : l'emploi et le logement.

Je suis un simple citoyen non spécialisé en la question, un citoyen parmi d'autres qui aimerait éclairer sa lanterne avant de voter. (...)


Leçons de l’affaire Griveaux

Vendredi 14 février, 7h00, France Inter : 'Une vidéo intime du candidat LRM à la mairie de Paris circule sur le web'. J'ai tout de suite pensé à ces paparazzis qui fournissent certaines revues avec photos plutôt dénudées.

Je me suis rappelé ces vacances d'été 68. Revenant de Côte d'Ivoire au Pays Basque, j'avais pris le métro à Paris. Mon regard fut attiré par cette inscription peinte en grand sur un mur : "Il est interdit d'interdire", slogan qui a pris du poids avec les ans. Mais il est passé de mode, c'est une loi qui interdit aujourd'hui d'étaler la vie privée des autres sur la place publique. Mais la populace, semble-t-il, ne le voit pas ainsi. M. Griveaux a senti qu'avec cette affaire, les carottes étaient cuites pour la mairie de Paris. Il y a renoncé. (...)


Mensonges de Noël

Cela fait bientôt un mois que la France est en grève. Le mécontentement est à son comble : on ne renonce pas à un mois de salaire sur un coup de tête. Mais quand la manif a démarré Place Ste Ursule (dénomination à changer d'urgence en pays laïc!) qui a réalisé que c'est à 100 mètres de là que se réfugient des centaines d'Africains fuyant la guerre et la misère?

Chaque fois que je leur rends visite, ils me rappellent la Sainte Famille en fuite vers l'Egypte. Les trois quarts viennent de Guinée où le PIB est à 3.800€/an contre 43.550 en France, onze fois plus, et on est dans la misère. Il m'ont rappelé Carlos Gohn qui ressentait comme une injustice insupportable de ne gagner que 7,5 millions par mois contre les 31,31 de Sergio Marchionne patron de Chrysler-Fiat. (...)


Regards sur l’été

A quelques jours de l’automne, j’ai jeté un regard sur l’été. Comment oublier ce scandale mondial qui a fait la une du Guardian de Londres, du Soir de Bruxelles, d’El Pais de Madrid et de tant d‘autres : un de nos pelotaris avait tué un coq avec ses dents. Quelques jours après je voyais deux pages entières de mon quotidien préféré, à la louange des courses de taureaux qui devaient avoir lieu à Bayonne en présence du ministre chargé du bien être des animaux...

J’avoue n’avoir toujours pas réussi à comprendre comment des « responsables » politiques ont pu avoir l’idée d’organiser le G 7 à Biarritz, en pleine saison. Pas plus que l’occupation policière du Pays Basque : qu’il fallait assurer la sécurité, d’accord. Fallait-il entasser chez nous plus de la moitié des CRS de France ? Plus de 40 % des gendarmes de Gaule? (...)

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