C’est quelque chose que j’ai vécu…

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Panpi Dirassar
Panpi Dirassar
Membre d'Abertzaleen Batasuna et de Batera. Elu municipal d'Espelette.
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Municipales2014Les dernières élections ont amené leurs lots de consécrations, de surprises, de satisfactions, de déceptions. Les conseils municipaux se sont organisés et sont aujourd’hui en ordre de marche. Les conseils communautaires leurs emboitent le pas.

Pour de nombreux nouveaux élus, et particulièrement pour ceux qui le sont pour la première fois, une fois l’euphorie de l’élection passé, c’est humain, chacun, en fonction de son caractère va être confronté à des sensations et des ressentis différents. Il y a l’appréhension liée à la diversité des sujets auxquels l’élu peut être confronté, à la charge de travail que certaines fonctions peuvent induire, aux responsabilités que les élus doivent assumer. Il y a la motivation d’être aux commandes, de pouvoir influencer une décision, de proposer de nouvelles orientations. Il y a la curiosité face aux rouages de l’administration, aux règles d’urbanisme, aux diverses règlementations.Il y a aussi la petite dose d’humilité nécessaire, de recul à prendre obligatoirement. C’est quelque chose que j’ai vécu…

Mais il y a sans doute autant de sensations ressenties que d’individus. Pour d’autres candidats à ces élections municipales il y a eu la déception. La déception de ne pas être élu. La déception de n’avoir pas su convaincre. C’est quelque chose que je viens de vivre…

Et là aussi c’est le caractère ou le tempérament de la personne qui va dicter les ressentis. Il y a celles et ceux qui ne vont pas l’accepter, qui ne voudront pas renouveler l’expérience. On peut le comprendre. Une campagne électorale laisse des traces. Même dans les petits villages. Une campagne électorale c’est de l’énergie, c’est des convictions, c’est de l’investissement. C’est accepter de se confronter sur des idées, et d’être quelque part « jugé » par ses concitoyens… Pas anodin quand même. Et puis il y a ceux qui vont accepter la défaite. Parce que c’est la règle du jeu. Qui vont chercher à en comprendre les raisons. Ceux qui peuvent difficilement passer de six mois de campagne à rien du jour au lendemain. Ceux-là vont regarder les résultats d’une autre manière. Certes ils n’ont pas eu la majorité, mais un certain nombre d’électeurs leurs ont fait confiance, avec parfois quasiment 50% des voix, soit « presque » une voix sur deux.

Une campagne électorale c’est aussi une équipe qui se met en place, qui apprend à se connaitre, qui s’accorde sur un projet. C’est une confiance qui s’instaure, des personnalités qui s’affirment, des visions qui s’enrichissent mutuellement, c’est quelque chose que j’ai vécu…

Peut-on du jour au lendemain faire table rase de cette expérience, de cette dynamique, de cette confiance ? Faut-il du jour au lendemain renoncer aux convictions que nous partagions, aux projets qui nous tenaient à cœur, à la motivation qui nous animait ? Si on y croyait hier, on doit y croire aujourd’hui… avec la même énergie, le même dynamisme. Et ça, c’est quelque chose que j’ai envie de vivre.

2 Commentaires

  1. Sainte Marie Andde
    Publié le 21/04/2014 à 17:24 | Permalien

    Xapo Panpi ! Zinez artikulu interesgarria. Maiz militante munduan irakurtzen ez diren horietakoa. Barneko sentimendu eta kanporako nahikariz betea. Ez diat dudatzen aipatzen dukan energia eta dinamismo horiek, berriz egun baikorrak ezagutuko dituztela… Ez adiorik.

  2. martine etchegoin
    Publié le 21/04/2014 à 19:07 | Permalien

    alors vis le ! car c’est que comme ça que l’on peut avoir la prétention de participer aux décisions publiques et surtout à l’intérêt général. Je t’adresse toute mon énergie verte et t’adresse toute mon amitié pour ce nouveau chemin à vivre !

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