Le compte à rebours démarre

Le président de la Catalogne l’a décidé, un deuxième référendum d’autodétermination aura lieu le 1er octobre.
Entre préparatifs discrets et secrets, entre condamnations, menaces et intimidations, le bras de fer se durcit. Il prend la forme d’un gigantesque jeu du chat et de la souris entre Barcelone et Madrid. (...)

La descente aux enfers

Le 20 juillet 2015, la Turquie et le PKK rompaient un cessez-le-feu qui avait duré deux ans et demi.
A l’occasion de cet anniversaire, l’International Crisis Group a livré une analyse documentée qui permet de tirer quelques enseignements de cette période qui compte parmi les plus sanglantes d’un conflit trentenaire dans le Kurdistan de Turquie.Voici ce que dit cette analyse. (...)

La cour européenne condamne l’Espagne

L’ex-président du parlement autonome basque Juan Mari Atutxa et deux députés avaient été condamnés par la justice espagnole. Ils avaient refusé en 2003 de dissoudre le groupe parlementaire indépendantiste Sozialista Abertzaleak, émanant de Batasuna interdit par l’Espagne. La Cour européenne des droits de l'homme a désavoué la justice espagnole.
L'Espagne a pris goût à ce genre de pratique pour stériliser un certain nombre de cadres, indépendantistes ou pas, calmer et effrayer leurs successeurs possibles, affaiblir, ralentir des mouvements qui remettent en cause la souveraineté espagnole. (...)

Bestak, aldarrikapenak eta alternatibak

Aurtengo Baionako Bestetan ere euskaraz eta euskotan arizaiteko, elkartasun giro herrikoi eta parekidearen gozatzeko… hainbat parada ukanen ditugu.
Hara zonbait gune eta xehetasun lagungarrri... ahantzi gabe, Bakegileek antolatzen duten Argazki Erraldoiaren hitzordua, uztailaren 30ean, igandez 12:30tan San Andres Plazan! (...)

Iparralde : un territoire d’expérimentation en matière de réappropriation linguistique

Au-delà des interdits, près de 100% des 157 élèves des collèges de Seaska -Piarres Larzabal, Xalbador et de Manex Erdozaintzi Etxart- qui devaient passer le brevet ont rédigé les épreuves en euskara. Cela n’a pas été une décision facile, outre le risque de ne pas obtenir le Diplôme du Brevet, certains élèves ayant subi le jour même de l’examen des pressions dans les centres d’examen pour qu’ils rédigent en français.
C’est avec une grande joie que nous venons d’apprendre que les épreuves de sciences du brevet (Biologie et Physique) rédigées par les élèves en euskara ont été corrigées et notées. Toutes nos sincères félicitations donc aux élèves et familles qui ont contribué à cette étape importante en faveur de l’euskara. En plus de faire preuve de courage, c’est bien un acte de solidarité intergénérationnel sans égal qu’ils ont accompli et grâce à leur engagement, les générations prochaines pourront ainsi passer le Brevet en euskara. (...)

Udalbiltza, l’institution nationale basque

Udalbiltza, l’assemblée des communes et élus municipaux du Pays Basque, est l’institution nationale basque reposant sur la collectivité territoriale de base. Elle reconnait qu’Euskal Herria est une nation et aide l’articulation politique d’Euskal Herria en tenant compte de la territorialité et en promouvant les relations entre les mairies de toutes les provinces.
Dans une Europe où des nations sans États s’affirment (Catalogne, Ecosse, Flandres,...) la démarche d’Udalbiltza n’est pas anachronique car elle s’inscrit dans un processus de prise en main par les peuples de leur propre avenir. Un bref rappel historique précédera la présentation des caractéristiques principales d’Udalbiltza ainsi que les prochains défis de cette institution. (...)

Un écrivain aux côtés des damnés de la terre

C'est lorsqu'il revient pour la première fois à l'île Maurice en 1980, afin de rendre visite à sa tante, que Jean-Marie Gustave Le Clézio prend toute la mesure de la tragédie du peuple chagossien : l'exode forcé, l'exil organisé, la déportation méthodique d'une population de 4000 habitants, celle des habitants de l'archipel des Chagos, situé au coeur de l'océan-Indien, entre l'Afrique et l'Indonésie. Chassés de leurs îles, depuis la décision des Britanniques, prise en 1965, de permettre aux Etats-Unis d’installer une base militaire sur l’atoll de Diego Garcia, les Chagossiens furent contraints de partir pour Maurice et les Seychelles.
Issu d’une famille bretonne immigrée de l’Ile Maurice, écrivain dont l’oeuvre est traversée par le souci des populations minoritaire, J. M. G. Le Clézio mène depuis quelques années un combat pour le droit au retour de ce « peuple pacifique », dit-il, issu d’anciens esclaves venus d’Afrique de l’Est et qui, depuis le début des années 1970, errent dans les marges des villes mauriciennes. Une résolution portée par les Mauriciens et les Chagossiens, adoptée à l’Assemblée générales des Nations unies le 22 juin 2017, malgré l’opposition britannique et américaine —sans oublier «l’incompréhensible et scandaleuse» abstention de la France, regrette-t-il, relance la possibilité d’une reconnaissance du droit et de l’identité de ce peuple. (...)