Tribunes Libres

Ils étaient là

Tandis que la France “d'en haut” célébrait un braillard alcoolo, un fraudeur fiscal accro à l'arbre à cames, pour complaire à une France “populaire” décérébrée, à quelques centaines de mètres de là, le Pays Basque marchait pour demander à la même France d'en haut, de faire mouvement en faveur de la paix et des prisonniers basques dispersés dans l'hexagone et la péninsule.
Ils étaient venus de nos lointaines provinces pour faire entendre leur voix à l'endroit même où la France d'en haut se sait toute puissante. Ils étaient des milliers, jeunes et aussi moins jeunes, bravant la lassitude d'un long voyage et de nuits blanches, partageant le temps d'un week-end la fatigue des familles des preso qui vivent ce calvaire chaque semaine, pour rendre visite à l'enfant, au parent, incarcéré à des centaines de kilomètres. (...)
Opinion

Les presos c’est maintenant !

“Maintenant les prisonniers!” Ce mot d’ordre lancé par les artisans de la paix après le désarmement devrait sceller avec la manifestion du 9 décembre à Paris un nouveau point d’inflexion dans le processus de résolution du conflit en Pays Basque.
Voici les enjeux du rassemblement parisien.
Opinion

La COP est vide !

Nous sommes dans une forme de folie collective, ultra matérialisée dernièrement par un lamentable “vendredi noir” hautement symbolique d’un monde consumériste qui va à sa perte, qui le sait mais qui décide de pas le savoir.
“La maison brûle et nous regardons ailleurs” ? Non, elle est déjà en partie détruite sous nos yeux mais nous persistons à la voir intacte. (...)
Opinion

Pour nos hôtes étrangers: s’opposer, vouloir, agir

Sur la base de notre expérience d'animation de collectifs de solidarité avec les réfugiés et migrants, nous proposons une plateforme de réflexion et d'action ouverte à tou.te.s pour dire ensemble ce à quoi nous nous opposons, ce que nous voulons et ce que nous ferons nous-mêmes pour le construire (texte de Philippe Aigrain, Marie Cosnay, Pierre Linguanotto et Jane Sautière paru dans Médiapart).
Des années d’épouvante devant le sort fait aux étrangers, qu’on les appelle migrants, réfugiés ou comme les italiens du Sud nos hôtes. Des années à tenter par mille initiatives et actions quotidiennes d’améliorer ce sort, à fournir morceau par morceau les composants de l’accueil. Mille protestations et tant de témoignages de la richesse de ce qu’ils nous apportent. Après tout cela, il est temps de rassembler les fragments épars de nos pensées et de nos gestes et de dire ensemble ce à quoi nous nous opposons, ce que nous voulons et ce que nous ferons nous-mêmes pour le construire. (...)
Opinion

Non, c’est non !

Eclatée aux USA au début du mois d’octobre, l’affaire Weinstein a provoqué d’immenses répercussions. Des millions de témoignages. Une multitude de femmes jusque-là sans voix ont “parlé”. Jamais la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, fixée au 25 novembre, ne s'est profilée dans un tel climat.
L’été dernier, le Pays Basque a connu une intense campagne de sensibilisation/lutte contre la violence faite aux femmes. De véritables arsenaux y ont été déployés avec les municipalités, lors des grandes fêtes notamment. (...)
Tribunes Libres

Sezesioen geopolitika

Asier BLAS - Estatu independente berri bat jaiotzeko bi baldintza behar dira: indarkeriaren monopolioa aldarrikaturiko lurraldea eta nazioarteko aitortza. Lehenengo baldintza hiru arlotan gauzatzen da, bortxa legitimoa inposatzea, zergak kobratzea eta justizia egikaritzea. Bigarren baldintzak, aldiz, herrialdez herrialde bilatzen du estatu berriaren aitortza, arrakasta neurtzeko adierazlerik egokiena nazioarteko erakundeetan ordezkaritza lortzea da, Nazio Batuen Erakundean (NBE) kide oso gisa sartzea litzateke maila gorena.
Kataluniak bide bakarra du Espainiaren gaineko presioa handitzeko. Kostu baxuko independentziaren propaganda bukatu da. Espainia negoziatzera derrigortzeko mendebaldearen irudiak sufritu behar du gatazka honekin. Argia.eus-etik ateratako Iritzi artikulua jarraian aurkituko duzue. (...)
Opinion

« Quand une Constitution ne permet pas de reconnaître un peuple »

Tribune de Gilles Simeoni président (Pe a Corsica) du conseil exécutif de la Corse, parue dans Le Monde, où il rappelle que «Quand une Constitution ne permet pas de reconnaître un peuple, il faut changer la Constitution, et non pas demander au peuple de disparaître».
De nouvelles élections auront lieu les 3 et 10 décembre prochain, pour désigner celles et ceux qui dirigeront la nouvelle collectivité de Corse, à naître le 1er janvier 2018. Le vote en faveur de la coalition Pe a Corsica passera ce message. «Girondins, faites vivre la paix !». (...)