Jean-Marc Abadie

Jean-Marc Abadie

Les parents de Jean-Marc Abadie, en provenance de la Bigorre, débarquent, avec leurs quatre premiers enfants, au Pays basque au tout début des années soixante. Ayant grandi à Bayonne, c'est par le chant basque qu'il décide de devenir basque et commence à apprendre la langue des autochtones. Militant culturel et politique, il pense que l'écriture est une vraie arme littéraire. Co-fondateur de l'hebdomadaire Ekaitza au milieu des années 80, puis du trimestriel bayonnais Kutzu de 1992 à 2006, il rédige une chronique mensuelle sur Enbata depuis janvier 2012.

89 !

69 aurait été moins déplaisant. 20 de plus, c’est le nombre qui va nous coller aux basques durant cinq ans. Mais il va aussi coller à tous ces Français pour qui l’arrivée à l’Assemblée nationale française de ces 89 député.e.s d’extrême droite, populistes, réactionnaires, radicalisé.e.s, franchouillards ou néo fascistes —au choix— est plus qu’un coup de semonce.

C’est une tragédie. Une insulte à l’intelligence. Au vivre ensemble. Au concept d’humanité. C’est une régression intellectuelle. Un début d’une descente aux enfers. C’est l’histoire qui se répète. (...)


Elections : piège à fond !

Et voici le troisième tour des présidentielles! Structurellement rien ne change en France dans l’organisation de ces législatives : mêmes circonscriptions, pas de proportionnelle, système uninominal à deux tours où très majoritairement ne se retrouvent que deux candidats sauf à terminer troisième avec au moins 12,5% des inscrits. Avec une moyenne de 52% d’abstention, une seule triangulaire avait pu se tenir en 2017 sur 577 circonscriptions. .

Ce qui se renforce par contre, c’est un fonctionnement complètement centralisé dans le choix des candidatures au niveau des partis politiques français : c’est Paris qui décide et parfois un seul homme est aux manettes, comme Emmanuel Macron qui a pris de son temps pour valider les candidatures de Ensemble !, la nouvelle étiquette de la majorité présidentielle. Sans parler du Pays Basque Nord, les spécificités dans les territoires n’existent pas, avec des rapports de force sensiblement différents et des personnalités connues qui peuvent rassembler au-delà de leur camp… Nous sommes dans un Etat jacobin, pyramidal, qui nie la diversité et la proximité. (...)


La peste et le choléra

Bon. On va pouvoir passer à autre chose. Autre chose qu’à s’étriper dans les réseaux sociaux, dans les repas de famille ou d’amis, au boulot aussi parfois. C’est étonnant comment ce type d’élection archaïque, d’un nationalisme à tout crin, avec son homme ou sa femme providentiel.le et ses pouvoirs exorbitants, n’a pas été bien plus remis en question.

Le danger est là, d’abord parce que ce système n’est pas du coup vraiment démocratique. (...)


Zorionak !

Nous sommes en droit de réclamer des services publics vers l’équité territoriale afin de s’opposer au démantèlement des bureaux de poste, quitte à créer nos propres services publics assimilés, à l’instar de Seaska ou Laborantxa ganbara. Ces combats pour du lien social, comme la défense d’un service postal de qualité, fait partie d’un ensemble.

C’est bien cet ensemble qui marque le fondement d’une société civilisée où l’argent ne serait plus roi. (...)


Une histoire de mecs

Bayonne a son jambon fabriqué ailleurs, son chocolat importé d’ailleurs, son club de rugby professionnel non exporté ailleurs, ses deux rivières que l’on ne retrouve pas ailleurs, ses fêtes que nul n’égale ailleurs et sa cathédrale et son évêque intégriste Aillet.

L’ex Lapurdum —rendons grâce aux Romains d’avoir construit les fortifications au début de notre ère— recèle aussi en elle d’autres spécificités. (...)


Liberté, j’écris ton … NON !

S’il n’existait pas, il faudrait inventer le genre humain. Surtout le genre français. La Covid et ses corolaires —qui a supplanté dans la sémantique le coronavirus— est un sujet tellement élastique qu’il donne l’occasion à celles et ceux qui en parlent de le malaxer à l’infini.

En France, comme dans les pays les plus riches, ce sont prioritairement des personnes des classes moyennes et basses qui refusent la vaccination, seul remède existant pour éviter décès, formes graves de la maladie et diminuer la propagation virale. (...)


(R)évolutions

Plus d’un an après, nous sommes encore étonné.e.s de ce qui nous arrive : l’Etat, au travers du pouvoir de son monarque, régule (régente ?), de façon essentiellement uniforme, notre vie sociale! Après trois confinements plus ou moins stricts, rien ne saurait dorénavant nous surprendre.

Et on accepte ! Ben oui, on accepte ! (...)


Mutons nous aussi que diable !

Il y a un chiffre qui n’étonnera pas l’observateur attentif de la vie sociale et politique, c’est le classement mondial 2020 des Etats sur leur indice démocratique avec comme base 5 grands items : les processus électoraux et pluralisme, le fonctionnement du gouvernement, la participation à la politique, la culture et les libertés civiles.

L’Espagne arrive péniblement à la 19ème place. Et la France dans tout ça ? (...)


Libéralité, inégalité, taciturnité

Franchement, les crises, les conflits ou les guerres sont d’une grande souffrance pour la majorité d’une population. Sauf pour une minorité d’entre elle. Si l’on croit le rapport annuel de l’ONG Oxfam, les grandes fortunes sont sorties renforcées de la pandémie mondiale.

Même la banque mondiale s’inquiète que des centaines de millions de personnes dans le monde sont en train de basculer dans la pauvreté à cause de la crise sanitaire, et pourraient y rester pendant plus de 10 ans si on ne s’attaque pas aujourd’hui aux inégalités. (...)

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