Archives de l’auteur : Txetx Etcheverry


Quelle souveraineté ?

Un territoire majoritairement pétrolo-dépendant pour son agriculture, son économie, ses logements, ses transports, son aménagement du territoire fonce vers le même type de mur, de crise programmée que celle traversée actuellement pour d'autres raisons par le modèle agro-alimentaire breton.

Demander la suppression de l’écotaxe me semble donc reposer sur des logiques du passé, des logiciels dépassés. Alors que la revendication abertzale que l’on retrouve présente dans le “Vivre, travailler et décider au pays” des Bonnets Rouges est particulièrement en phase avec le monde de demain.


La part de Colibri du Pays Basque

A quelques jours d'Alternatiba, Village des alternatives sociales et écologiques, qui se déroulera dimanche 6 octobre à Bayonne, Txetx Etcheverry, un des organisateurs de cet événement exceptionnel, pointe la lourde responsabilité de notre génération dans la lutte contre le changement climatique.

Mais, ajoute-t-il, en organisant cette journée de mobilisation le Pays Basque aura fait sa part de Colibri dans cette bataille gigantesque et décisive.


Quelle stratégie gagnante pour la collectivité?

Paris ne veut pas d'un cadre institutionnel pour le Pays Basque Nord par peur qu'il ne renforce le sentiment d'appartenance au Pays Basque, germe de "séparatisme" et par peur qu'il ne permette de tisser des relations structurantes avec les institutions du Pays Basque sud, germe de "réunification".

Si demain, par manque d'une institution spécifique à Iparralde, des élus, notamment des élus non abertzale, et des responsables socio-économiques se mettaient à rechercher certains accompagnements nécessaires du côté d'une institution nationale basque, alors là, oui, les signaux rouges s'allumeraient pour de bon du côté de Paris.


De Bayonne à Ondarroa

Ondarroa, 8838 habitants, ce mercredi 15 mai 2013 : des centaines de personnes constituent depuis près de 5 jours et 4 nuits un rempart humain pour protéger Urtza Alkorta

Il est possible que les prochaines années voient le Pays Basque devenir un des laboratoires en pointe du combat non violent, de la confrontation démocratique, de la désobéissance civile, et du programme constructif non violent, portés à des niveaux rarement atteints en Europe occidentale. Ce ne serait pas le paradoxe le moins intéressant.


Ça va faire mal…

Entre deux actions, le travail de propositions sur les alternatives au tout voiture, la rédaction et la diffusion d’une «boite à outils» programmatique pour les candidat-e-s aux municipales de 2014, des conférences dans les lycées et les collèges etc., Bizi ! prend le temps de mener en son sein des débats de fond, sur les stratégies, sur les valeurs fondant son combat et la société qu'il entend contribuer à construire.

Quel que soit son mérite, son travail, sa prise de responsabilité, au nom de quoi donnerait-on le droit à une personne de pouvoir consommer dix mille fois plus de ressources de la planète ou de rejeter dix mille fois plus de CO2 ou d'autres types de déchets que n'importe quel autre être humain? Quel argument peut venir justifier cela? Vu sous l'angle écologique, la question d'un revenu maximum autorisé s'impose de manière évidente.


Le chemin abertzale

Il y a 50 ans, le mouvement abertzale organisé naissait en Pays Basque nord, un lundi 15 avril à Itxassou. Ce mouvement a depuis façonné nos trois provinces, et en tout cas la majeure partie de ma vie.

50 ans d'histoire abertzale ont fait d’Iparralde, à l'époque profondément à droite et soumis à ses notables tout puissants, un territoire qui bouillonne aujourd'hui d'expériences alternatives, de résistances, de constructions collectives et progressistes.