Archives de l’auteur : Jakes Abeberri


Le vote abertzale

L'Edito du mensuel Enbata - Spécificité de la Ve république, surtout depuis l’inversion du calendrier liée à la création du quinquennat, les législatives prolongent et solidifient le choix de la présidentielle. Seule inconnue, l’ampleur du résultat. D’autant qu’en l’espèce, la force politique du nouveau président est toute neuve, quasiment sans députés sortants et, pour l’essentiel, composée de citoyens sans mandat, issus de ce que, par commodité, l’on nomme société civile. Tout serait-il joué avant même l’ouverture de la campagne? En France peut-être, en Pays Basque sûrement pas...

Les trois candidats Euskal Herria Bai devraient bénéficier d’une notoriété découlant de leur reconduite du scrutin législatif de 2012 dans un paysage de plus en plus façonné par nos valeurs.
Déjà il y a cinq ans, EH Bai était la troisième force politique avec 9,78% derrière les deux grands partis français de gouvernement, le Parti socialiste et l’UMP... Cela nous oblige tous à la mobilisation pour coller les affiches, tracter sur nos places, être assesseurs dans les bureaux de vote, assister aux réunions publiques, réveiller ceux qui sont d’accord mais ne bougent pas… (...)


Le levain

L'Edito du mensuel Enbata - "Nous avons vécu un moment historique. J’ai participé à plusieurs accords de paix dans le monde et c’est la première fois que je vois un accord de paix réussir grâce à la société civile. C’est exceptionnel” dit Louis Joinet, ancien magistrat, qui fut l’un des négociateurs des accords de Matignon sur la Nouvelle-Calédonie, en 1988.

Ce témoignage d’expert donne la vraie dimension de l’acte décisif de la remises des armes d’ETA, le 8 avril dernier, même s’il n’est qu’un passage obligé vers la paix encore à sceller en Pays Basque. (...)


Le moment est venu

L'Edito du mensuel Enbata - Lundi 13 mars, double déflagration institutionnelle au Royaume-Uni. La Première ministre britannique, Theresa May, fait voter par le parlement de Westminster la demande de sortie de l’Union européenne voulue, à 52% des votes, par le référendum de juin 2016.

En écho, le même jour, la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, annonce qu’elle saisira le parlement d’Edimbourg pour l’organisation d’un référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, entre l’automne 2018 et le printemps 2019. “Les Ecossais ne se laisseront pas expulser de l’Europe contre leur gré” dit-elle, eux qui ont repoussé le Brexit à 62% des électeurs. (...)


Une issue pour la Catalogne

L'Edito du mensuel Enbata - Depuis cinquante ans, les rapports entre nations de ce continent n’ont pas simplement évolué, ils ont changé de nature. Leur souveraineté absolue a heureusement muté, pour une large part, en lien de subsidiarité et de partenariat fondé sur la libre co-gestion des peuples.

L’union européenne a bien des défauts et peut légitimement être refondée, mais, mis à part les courants extrémistes minoritaires, elle demeure le cadre institutionnel librement accepté de nos vieilles nations solidaires. Elle est aujourd’hui confrontée à de multiples avatars en son sein comme à ses frontières. (...)


Le temps du consensus

L'Edito du mensuel Enbata - Il aura fallu plus d’un demi-siècle pour que la revendication institutionnelle formulée à la naissance du mouvement abertzale d’Iparralde, le 25 avril 1963 à Itsasu, devienne réalité.

Lundi 23 janvier 2017, à Bayonne, l’assemblée des 233 délégués des 158 communes de nos trois provinces a sorti le Pays Basque Nord de sa négation institutionnelle pour lui donner une personnalité juridique.


Syndics de paix

L'Edito du mensuel Enbata - Parce qu’ils voulaient rompre l’odieux immobilisme, pudiquement baptisé “processus de paix”, cinq de nos amis, dont plusieurs rédacteurs réguliers d’Enbata qui livrent leur témoignage dans ce numéro, ont été interpellés par la police française à Luhuso dans la nuit du 16 décembre dernier.

Selon une correspondance entre eux et ETA, rendue publique après cette arrestation, l’organisation armée “déléguait à la société civile la responsabilité politique du désarmement”. Elle répondait ainsi à l’offre de trois signataires de cette société civile, Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, et de deux militants abertzale, Michel Berhocoirigoin et Txetx Etcheverry, “voulant poser cet acte fort, créer le déclic permettant à tous les protagonistes potentiels d’un processus de paix juste et durable au Pays Basque et s’y impliquer pleinement, de le rendre possible rapidement et totalement”.


Le déclic ?

Parce qu’ils voulaient rompre l’odieux immobilisme pudiquement baptisé « processus de paix », que cinq de nos amis, dont plusieurs rédacteurs réguliers d’Enbata, ont été interpellés par la police française à Louhossoa, dans la nuit de vendredi à Samedi dernier, 16 décembre.

Selon une correspondance entre eux et ETA, rendue publique après cette arrestation, l’organisation armée « déléguait à la société civile la responsabilité politique du désarmement ».


Itinéraires

L'Edito du mensuel Enbata - Un des trois postes-clés de l’Union Européenne, la présidence du parlement de Strasbourg, doit se libérer au 17 janvier 2017. L’actuel titulaire, le social démocrate allemand Martin Schulz, 60 ans, a annoncé qu’il renonçait à un troisième mandat. Le français Alain Lamassoure, 72 ans, élu Les Républicains, a fait acte de candidature. Le choix de ce dernier ne serait pas sans conséquence sur le devenir du Pays Basque...

Si Alain Lamassoure accédait à la présidence du parlement de Strasbourg, le Pays Basque Nord et Sud trouverait une écoute bienveillante tant dans sa conception identitaire que dans l’élargissement des preso.


Parlez-vous Belge ?

L'Edito du mensuel Enbata - Nouvelle défaite de l’Europe, titrait Le Monde à l’annonce du rejet par le parlement wallon du traité de libre-échange entre l’UE et le Canada. Mais au-delà de cet Europe bashing tant à la mode, c’était la mise à l’index de ce petit parlement provincial ayant le toupet de prétendre dérégler une énorme machine institutionnelle à l’échelle d’un continent. Qu’un chef de gouvernement hongrois, tel Victor Orban, fut-il détestable, joue les trouble-fêtes, passe encore. Que le parlement polonais s’affranchisse du socle démocratique de l’Union, nous restons encore entre partenaires majeurs.

Mais que l’assemblée d’un petit territoire autonome interne à l’un des 28 Etats membres se permette de contrarier un traité international, c’est incongru et, pour tout dire, insupportable. C’est parler hébreu à la France jacobine, ses élites, ses corps intermédiaires et son peuple alors que, curieusement, les Wallons parlent français.

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