EUSKAL KONFEDERAZIOA - Les élu.es de la commune de Sare ont été les premiers à joindre l’acte à la parole, la délibération “reconnaissant officiellement la langue basque, aux côtés de la langue française, comme la langue de la commune de Sare, langue parlée, constitutive de l’histoire de la commune et du Pays Basque” ayant été adoptée à l’unanimité lors du conseil municipal du 2 juillet dernier. Puis, les élu.es de Bayonne ont voté une délibération similaire le 23 juillet. Mi-juillet, le Préfet des Pyrénées-Atlantiques signifiait au Maire de Sare qu’il rejetait cette délibération, arguant qu’elle mettait la langue basque au même niveau que la langue française.
Il est grave qu’un Préfet, chargé du contrôle de légalité, ne différencie pas une parole officielle manifestant d’une volonté politique d’une disposition législative et réglementaire. Si, obnubilé par sa volonté d’uniformisation linguistique et culturelle, les attaques de l’État français, notamment par le biais de ses Préfets, contre les langues dites “régionales” ne sont pas nouvelles, elles ont tendance à se multiplier ces dernières années, surtout au Pays Basque : comment expliquer, par exemple, que la délibération de la Communauté d’Agglomération du Pays Basque de 2018 n’a pas été annulée et que le Préfet rejette la délibération de la commune de Sare qui a été prise dans les mêmes termes dans un cadre juridique et légal inchangé ? (...)