Aiete ou le chemin de la politique

Jean-Pierre Massias est professeur en droit constitutionnel à l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Agrégé de droit public, il est spécialiste des processus de pacification, de transition démocratique et de justice transitionnelle.
A quelques jours de la conférence «Comprendre et mesurer l’enjeu du processus de paix au Pays Basque» qui aura lieu le vendredi 18 décembre à Ossès, il répond aux questions d’Enbata.info.

20 000 personnes décrètent l’état d’urgence climatique !

Plus de 20 000 personnes se sont rassemblées ce samedi 12 décembre autour du Champ-de-Mars pour dénoncer l’échec de la COP21 à empêcher le franchissement du seuil des 2 degrés de réchauffement, et pour déclarer l’état d’urgence climatique. Les barrages de police en ont retenues plusieurs milliers à l’extérieur du Champ-de-Mars.
Des chaînes humaines ont commencé à se mettre en place dès 14h00. Elles sont parties de la Tour Eiffel, symbole de la révolution industrielle et de la COP21, ont traversé le Champ-de-Mars pour rejoindre le mur de la Paix. Elles symbolisaient ainsi un appel à l’humanité à quitter le modèle productiviste qui dérègle le climat, à exiger la justice climatique pour construire une paix durable et une société soutenable.

Indignation ou opium du peuple?

Il y a onze mois, les attentats de Charlie et du Cacher nous avaient ébranlés. Et voilà que cela recommence! Avec 130 morts cette fois ! Et la certitude que ce n’est qu’un début. Il y aura d’autres Bataclan. Nul ne sait ni où ni quand.
Et chacun y va de sa solution. Super Guantanamo aux milliers de prisonniers ? Augmentation des effectifs de police ? Plan d’urgence ?... Rustines sur une chambre à air poreuse !

Notre langue est toujours en danger

"La ratification de la charte européenne donnerait un cadre légal renforcé aux langues régionales mais ne règlerait pas pour autant la question de la pérennité de l’Euskara. Malheureusement contrat territorial Pays Basque n’apporte pas de réponses à la hauteur de cet enjeu. On a laissé passer ce temps fort. Les autres contractualisations avaient pourtant été l’occasion de belles avancées."
"Je suis en ce qui me concerne engagé avec passion en faveur d’un EPCI unique. Nous disposerons enfin d'une institution unique et démocratique à l'échelle du Pays Basque, et pour la première fois l'Etat n'est pas un frein mais un facilitateur car notre dynamique s'inscrit cette fois dans un cadre national."