Impraticable

L'Edito du mensuel Enbata - Il n’y a plus d’urgence. La proposition du préfet d’une intercommunalité unique pour Iparralde était doublée d’un impératif de délai: sa mise en oeuvre avant la fin de la présente année.
Ceci n’est plus à l’ordre du jour pour des raisons propres au débat interne à notre territoire et d’autres relevant de la politique générale.

Recentrer le débat

Qu'en est-il du débat sur l'avenir institutionnel d'Iparralde depuis que le préfet a écarté la création d'une collectivité territoriale à statut spécifique, qui faisait consensus, au profit d'une intercommunalité unique ?
Voici le point sur la question.

Batasunaren ahuleziak

en Enbata Hilabetekariko Sar Hitza - Lurralde Kolektibitatearen aldarrikapenari ukaldi latza eman dio Prefetak, eta bete-betean jakin du nola jo proiektu horren aldeko gehiengo zabala: bere proposamenekin eta epe laburrekin, bazekien eztabaidak eta desadostasunak sortuko zirela. Eta hala gertatu da.
Harrigarriena da prefetaren epeei men egitea onartu dutenen artean abertzaleak izatea, eta gainera, orain arte intransigenteenak ziren abertzaleak. Bat-batean horiek dira pragmatismoaren bandera atera dutenak!

Ipar Euskal Herrian ze instituzio behar dugu?

Azken denbora hauetan debate bat pil-pilean da: zer nolako antolaketa behar dugu Ipar Euskal Herriarentzat?
Labur-bilduz, bi iritzi nagusi ateratzen dira debate horietarik zenbaitzuk diotela prefetak egin duen proposamena herri-elkargo bakar bat Iparraldearentzat onartu behar dela, lurraldea kontuan hartua delakoz eta segitu Lurralde Kolektibitate berezi baten galdegiten, beste batzuk diotelarik ez dugu deus onartu behar prefetarengandik, hots Estatuarengandik.

L’occasion d’en finir ?

Nous, militants pro-département Pays Basque, pro-Collectivité Territoriale spécifique ou encore pro-autonomie, sommes devant l’opportunité historique de porter un coup fatal au Conseil Général des Pyrénées Atlantiques, qui nous retient captif depuis 1790. Il y a la possibilité réelle, précise, constitutionnelle, légale et datée de s’affranchir de la tutelle de Pau.
Les Jacobins de gauche et les Conservateurs de droite qui redoutent la structuration du Pays Basque ont leurs projets alternatifs : 4 ou 5 EPCI en Pays Basque… La proposition du préfet Durand contient donc un piège qui me paraît évident, et il n’est certainement pas dans le « oui » à un EPCI unique pour le Pays Basque qui nous détournerait de la Collectivité Territoriale Spécifique. Le piège serait de nous pousser à répondre « non » à sa proposition, du fait d’une impossibilité d’accord sur le sujet de la représentativité.

Comme le poisson rouge

A nouveau, nous sommes plongés dans une séquence compliquée. Après le refus du gouvernement d’octroyer à notre territoire une organisation pérenne satisfaisante, la foire aux illusions bat son plein.
Le préfet des Pyrénées-Atlantiques nous offre différente s solutions qui ont toutes pour caractéristiques d’être peu réalisables ! Nous avons là un vrai choix entre la peste et le choléra, assorti d’une manoeuvre qui fait lourdement peser l’intégralité de la responsabilité sur les élues locaux! !Il est urgent de résister à cet inconvenant dilemme, urgent de poursuivre une réflexion collective et de mettre en place une mobilisation d’envergure. Nous ne pouvons être ce poisson rouge qui tourne dans son bocal et qui se heurte éternellement à la même paroi !

Avant l’heure, ce n’est pas l’heure…

En 2013, par la voix du Premier Ministre d’alors, le Gouvernement déclinera, sans plus d’arguments ou de propositions, le souhait clairement exprimé par notre territoire en faveur d'une collectivité territoriale. Telle était la situation jusqu’au 27 juin dernier, date à laquelle le Préfet des Pyrénées Atlantique s’est fait le porte parole de propositions tenant à l’organisation du Pays Basque.
Faut-il que nous doutions à ce point de notre projet pour être tenté de nous engouffrer dans celles que nous propose, sans plus de concertation, le Préfet ? Faut-il que nous doutions à ce point de nos forces pour imaginer une seule seconde que ces propositions auraient été faites si notre projet n’avait pas éveillé quelques craintes au niveau gouvernemental ?