Premières réflexions

Le 24 mai dernier ont eu lieu les élections provinciales et municipales en Hegoalde. Les résultats appellent trois types de commentaires.
En faire d'abord un constat détaillé, en rechercher ensuite les causes, et pointer enfin leurs conséquences. Sans nul doute, les résultats de ces élections ont un impact politique important. Il convient d'en faire une analyse à froid et approfondie, et je ne m'aventurerai ici qu'à quelques premières réflexions.

Lendemains de votes

Le fonctionnement des institutions en Hegoalde exige des accords, ce qui est une opération risquée. La routine s'installe avec les compromis habituels avec d'autres partis pour gérer et le message n'est plus aussi clair. Peut- être les électeurs ont-ils eu trop d'attentes par rapport aux représentants élus, ou trop d'impatience?
Le délai de cinq ans est trop bref pour mener des politiques à long terme (engagement réel en faveur du changement climatique, engagement social pour doter toute personne d'un toit...) sans devenir impopulaire. La même déception pourra ébranler Podemos, porteur de beaucoup d'espoir de changement.

David Grosclaude-en alde

Joan den astean Bordalen egindako gose grebaz David Grosclaude okzitaniazaleak jendeen eta agintarien arreta iratzarri nahi izan du ekimen honen bitartez; Frantziako estatuko hizkuntza minorizatuak desagert ez litezen, haien alde borrokatzen duten guztien bermea ukan behar du David Grosclaude-k.
Borroka bera dugu Euskaldunok eta Okzitaniarrok; ez gara elkarren etsai, baina etsai berdina daukagu: Frantziako jakobinismoa edo zentralismo frantses zaletasuna.

Catalogne : déconstruire les raccourcis concernant l’effet Podemos

Contrairement à ce que l'on peut lire quasiment partout, le vote indépendantiste catalan n'est pas le perdant de ces élections municipales. Ce scrutin signe à Barcelone la victoire d'une candidature « citoyenne » ou d'« unité populaire », dont Podemos n'est qu'une des composantes.
Ailleurs en Catalogne, les forces indépendantistes de gauche, l'ERC et surtout la CUP ont encore progressé.

Réminiscence

Dans la vie il y a des phrases d’un tiers qui restent à jamais gravées dans nos consciences et qui réapparaissent au fil du temps. Elles émanent bien souvent de proches. L’affect transpire de nos pores. C’est pour cela qu’elles nous touchent. Adolescent, j’entends ma mère ne pas comprendre pourquoi je me refusais à goûter une tomate. Avec cinq frères et soeurs, c’était peut être un moyen pour moi de me distinguer de la tribu. “Tu ne seras jamais un vrai basque si tu ne manges pas de tomates”.
A l’âge où la recherche d’une identité est une véritable quête, elle a fait mouche. Pourtant, 40 ans après, je tiens bon —pas de tomates— et un constat : je suis devenu un basque de la première génération ! Au diable les piperades, tomates en salade et autre poulet basquaise !

EAJ eta Podemos garaileak, PP eta EH Bildu galtzaileak

EAJ izan da Euskal Autonomia Erkidegoko irabazle nagusia. Araba, Bizkaia eta Gipuzkoako Batzar Nagusietan lehenengo alderdia izango da. 2011ko hauteskunde emaitzekin alderatuta, jeltzaleek ia 30.000 boto irabazi dituzte eta EH Bilduk ia 70.000 boto galdu ditu (Bildu eta Aralarren emaitzekin alderatuz).
Fronte zabala izateko jaio zen EH Bildu dagoeneko bere koalizio itxura galtzen hasia dago, gutxienez hautesleriarentzat. (Argia.eus-etik)

Alardeez bi hitz

Oraiko eran, iduri luke Irun eta Hondarribiako alarde tirokariek bi etsai badituztela zizpen begian: emakumeak eta Iparraldekoak. Iparraldetik hasiko naiz. Eiki, zer ospatzen da bi jai horietan? Frantziaren aurkako garaipen pare bat. Eta noren alde? Espainiako inperioaren zerbitzuko. Abertzaleak ere horretan buru belarri. Baina funtsean, noren aurka?
Frantsesen aurka dirudienez. Haatik frantziar horien artean bazeuden Iparraldeko euskaldun batzuk, bereziki Lapurdiko miliziak, baita hasieran bederen Nafarroako erresuma berriz eskuratu nahiz zebiltzan nafar eta gaskoin batzuk ere. Espainia garaile, Probintzia urgazle. Frantzia galtzaile, Lapurdi eta Nafarroa barne. Hori da Gipuzkoako bi hiritan alardez ospatzen dena.

Vers une force de second tour ?

Les élections départementales de mars ont hissé les abertzale de gauche de la coalition EH Bai au rang d'acteurs qui comptent dans le paysage politique d'Iparralde. Elles en ont fait des candidatures de rassemblement de second tour face à la droite UMP-UDI-MODEM.
Quelle forme d'entente, quelle réciprocité de second tour avec le PS EH Bai doit-elle privilégier pour l'avenir?

Peio Serbielle, Basta !

C’est l’un de ces dossiers aberrants forgés par la justice française. Plombé de lourdeurs, lenteurs et indifférences coupables de l’institution judiciaire et dans le cas présent, du parquet antiterroriste qui, trop souvent, joue impunément avec la vie des personnes tombées dans ses griffes, quels que soient leurs torts.
Voici ce dossier tombé depuis longtemps dans les oubliettes médiatiques.