60 années de combat abertzale

Mon premier souvenir personnel et marquant de Jakes Abeberry est un soufflon pas piqué des vers qu’il m’a passé en 1987. Entrant dans le local d’Enbata, il avait surpris le militant de Patxa que j’étais en train de taper les textes de notre fanzine abertzalo-punkoïde sur la toute nouvelle machine à boule Olivetti achetée par l’hebdomadaire abertzale, en commun avec la revue littéraire Maiatz. Il n’y avait pas d’ordinateur à l’époque et cette machine à boule, qui devait coûter une fortune, permettait de justifier les textes sans avoir à les taper deux fois de suite, un miracle technologique pour nous. C’était Lucien Etxezahareta de Maiatz qui m’avait permis de l’utiliser, apparemment sans en parler avec Jakes.
Il y aura beaucoup d’autres soufflons en cette quarantaine d’années où nous nous sommes côtoyés, plus politiques ceux-là que le premier, sur la stratégie abertzale, le traité constitutionnel européen, le projet de société... (...)

« Bagira » prozesua abiatzen da

Ipar Euskal Herriko abertzaletasunaren 60 urteen karietara, eremu guzietako abertzale talde batek, asteazken honetan, abenduaren 14an, dei egin dio Mugimendu Abertzaleari biharko Euskal Herria eraikitzeko lanean bat egitera, Herri Topaketa batzuetan parte hartuz.
­ ­ ­
bagira⚹ prozesuak Ipar Euskal Herriko Mugimendu Abertzalearen osagai guzien artean, Herri Topaketak antolatzea du helburu. Prozesu horren anbizioa Ipar Euskal Herriko abertzaletasunari Mugimendu izaera berriz emaitea da, berrituz, berrindartuz eta, erronka garaikideak gaindituz, beste 60 urte gehiago proiektatzeko oinarriak eskaintzea. (...)

Sorioneku

Le sentiment d’appartenance, la conscience nationale d’un peuple s’articulent sur des faits, des objets, des monuments parfois mythifiés. L’arbre de Gernika, le chant d’Iparragirre, l’ikurriña, l’écusson Zazpiak bat, eguzki lore sur les portes de nos maisons et même argizaiola, sont autant de signifiants identitaires qui habitent la culture et l’imaginaire des Basques.
Une main de bronze vieille de 21 siècles a été découverte près du château d’Irulegi (province de Navarre), elle présente un texte en euskara ancien dont le premier mot est compréhensible aujourd’hui. Cet objet porte en lui une charge historique, culturelle et émotionnelle considérable. La part de mystère et d’inconnu qu’il recèle encore accroît son pouvoir de fascination. (...)

Pétition pour une vraie place des littératures en langues régionales dans les programmes scolaires

Aujourd’hui dans l’État français, les programmes scolaires ne laissent quasi aucune place aux œuvres des auteurs écrivant en breton, en corse, en basque, en créole… Il est temps d’accorder une vraie place aux littératures en langues régionales dans les manuels scolaires réclame le Collectif pour les littératures en langues régionales à l’école dans une pétition adressée au ministre de l’Education nationale et signée notamment par les historiens Mona Ozouf, Philippe Martel et Rémy Pech, les écrivains Patrick Chamoiseau, Ananda Devi, Raphaël Confiant, Didier Daeninckx, David Diop, Axel Gauvin et Jonas Rano ; le romancier et cinéaste Gérard Mordillat ou les chanteurs Francis Cabrel et Alan Stivell.
Près de 6000 personnes ont déjà signé cette pétition. Vous pouvez faire de même. Voici le courrier qui sera adressé au Ministre de l’Éducation nationale. (...)

Nation rime avec passion

Quel potentiel onirique génère une découverte archéologique face à celui d’une phase finale de Coupe du monde de football ?
D’un jeu de pieds à la main d’Irulegi, il y a bien une connivence dans la charge émotionnelle, cette passion qui participe à la construction d’une identité nationale. (...)

Histoire de la persécution du breton

Bretonnante et professionnelle de l’audio-visuel, Rozeen Milin prépare une thèse intitulée «Politiques et pratiques d’imposition du français dans l’Hexagone et les anciennes colonies». Lors d’une conférence prononcée récemment à Vannes sur l’ethnocide, l’historienne résume ici ses recherches.
De Bertrand Barère à Jules Ferry, en passant par le symbole, ce sabot que devaient porter les élèves surpris à parler breton ou l’os porté par les petits Sénégalais et autres colonisés en Afrique —elle a pendant sept ans, rencontré 200 personnes et rassemblé 700 témoignages— Rozenn Milin présente et analyse les méthodes de persécutions et d’humiliations utilisées pour imposer le français au sein de la République ou de l’Empire. (...)

Jakes Abeberry, obsèques et hommage

Les obsèques de Jakes Abeberry auront lieu le lundi 5 décembre à 14h30, en l’église Sainte-Eugénie de Biarritz. A partir de 14h00, l’avenue de Mazagran sera interdite à la circulation auto et l’accès au parking Sainte-Eugénie ne se fera plus que par le front de mer. A l’issue de la cérémonie religieuse, un hommage public lui sera rendu sur le parvis, fait de chants, danses, bertsu et témoignages divers. Après l’inhumation au cimetière du Sabaou, les amis et proches de Jakes Abeberry se retrouveront autour d’un buffet et d’un verre de l’amitié.
Quant aux visites, elles se font au funérarium de Biarritz, 17 avenue Sabaou, du vendredi 2 au dimanche 4 décembre de 9h00 à 18h00. Les condoléances peuvent être adressées via cridel.fr (...)

Jakes Abeberry, promoteur de la culture basque

Txomin Heguy - Jakes Abeberry nous a quittés. Je ne vais pas répéter ici tout ce qui a été dit et écrit à propos de son parcours hors du commun. De l’immense apport de Jakes au Pays basque nord et au-delà au Pays basque tout entier. Sur le plan politique ou sur le plan économique. Mais aussi à Biarritz et plus particulièrement à la vie culturelle de Biarritz. Car Jakes était viscéralement biarrot. Un abertzale fervent pour sûr, mais d’abord biarrot.
Il me semble-hormis des déclarations de Filgi Claverie rapportées brièvement dans Berria du 1 décembre 2022- qu’il a été peut fait mention de l’engagement visionnaire et indéfectible que fut celui de Jakes en faveur du processus d’organisation des outils en faveur de la langue et la culture basques. (...)